Courchevel : après l'incendie, les questions

Courchevel : après l'incendie, les questions
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Deux morts, quatre blessés graves et une vingtaine de blessés légers ... Le bilan de l'incendie de dimanche matin à Courchevel est lourd.

Si l'origine du feu n'est pas encore connue, beaucoup se demandent comment un tel drame a pu arriver, dans l'une des stations de sport d'hiver les plus huppées de France.

Selon certains témoins, interrogés par la presse locale, l'alarme incendie n'aurait pas retenti lorsque le feu s'est déclaré.

"Heureusement qu'on a été réveillés, parce qu'il n'y a pas d'alarme incendie. Les extincteurs ne marchent pas, des gens au premier étage ont essayé la lance à incendie et les extincteurs et rien ne marchait. Il faut savoir aussi qu'il n'y a aucun détecteur de fumée, nulle part, ni dans les couloirs, ni dans les chambres", explique un occupant de l'immeuble incendié, au Dauphiné libéré.

L'immeuble devait être rénové au printemps

L'enquête devra donc déterminer si le bâtiment répondait aux normes incendies. Devant la presse, Frédéric Loiseau, le sous-préfet d'Albertville a admis que le dernier contrôle de l'immeuble "devait dater".

"Il s'agissait pas d'un bâtiment public, il ne faisait pas l'objet d'un examen attentif, régulier et approfondi des services départementaux d'incendie et de secours. En dehors du rez-de-chaussée, des boutiques, il n'était pas recensé "bâtiment recevant du public", a-t-il expliqué.

Selon le maire de Courchevel, l'immeuble devait être rénové au printemps prochain. Un permis de construire avait été déposé en décembre 2018 par le propriétaire.

Les soixante personnes qui logeaient dans le bâtiment, principalement des travailleurs saisonniers, ont été accueillies dans une salle communale. Certaines ont déjà pu être relogées, selon la mairie de la station.