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"El Chapo", le narco barbare : ses méthodes abominables exposées au procès

"El Chapo", le narco barbare : ses méthodes abominables exposées au procès
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Si l'on en doutait encore, Joaquin Guzman, dont le simple surnom, "El Chapo", propageait la peur au Mexique, utilisait des méthodes barbares pour garder son rôle de narco-trafiquant omnipuissant. L'audience qui vient de se tenir à son procès, ouvert le 5 novembre dernier dans le quartier de Brooklyn à New York, l'a amplement démontré, livrant des détails abominables sur ses pratiques.

Isaias Valdez Rios, alias "Memin" dans le milieu, un repenti qui était le principal pilote en charge des énormes livraisons de cocaïne du cartel de Sinaloa, qui est ensuite devenu carrément le secrétaire particulier du parrain, a tout "balancé" à la barre; c'est l'un des derniers témoins-clés à être cité. Il a notamment pris deux exemples pour décrire ce dont son boss était capable afin de punir des membres du gang des Zetas, son concurrent et ennemi numéro 1.

Un croquis représentant "El Chapo" en train d'écouter, attentivement, le témoignage de son ex-secrétaire :

Les pires tortures réservées aux hommes des Zetas

"El Chapo" a l'habitude de laisser ses prisonniers, dans un premier temps, entre les mains de ses tortionnaires en chef. Cette fois-là, a raconté "Memin", la victime avait été entièrement brûlée au fer à repasser et à l'allume-cigare. Puis avant de l'interroger une dernière fois et de l'achever, le parrain avait laissé l'homme attaché dans un poulailler pendant trois jours, sans rien lui donner à boire et à manger.

Ce que Joaquin Guzman déteste par dessus tout, c'est la trahison, quand des narcos originaires de l'Etat mexicain de Sinaloa, sa région natale, se mettent au service des Zetas. Le témoin a expliqué notamment comment il avait frappé deux hommes, des heures durant, d'abord avec une branche puis avec un fusil d'assaut. "Ils étaient complètement démantibulés, tous leurs os étaient brisés, ils ne pouvaient plus bouger mais il continuait à les frapper".

Isaias Valdez Rios est tombé en 2014 et a été emprisonné aux Etats-Unis. Il encourt la réclusion à perpétuité mais depuis l'ouverture du procès d' "El Chapo", il parle, il parle... Son but est bien sûr d'obtenir une certaine clémence de la part de la justice américaine. Quant à son ex-patron, qui n'est pas poursuivi pour homicides, étrangement, mais seulement pour trafic de drogue, il risque logiquement la peine de prison à vie.

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