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Pas de folies sur le marché d'hiver 18/19

Pas de folies sur le marché d'hiver 18/19
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Le mercato hivernal 2018/2019 s'est achevé la nuit dernière dans les principaux championnats européens. Fenêtre de transferts d'appoint, il n'a, cette année encore, pas bouleversé les effectifs des grands clubs européens. Tour d'horizon.

En France, les frontières de plus en plus poreuses

La Ligue 1 s'est animée en fin de marché. Certains se sont réveillés un peu tard : Paris n'a pas réussi à faire signer un second milieu de terrain après l'arrivée de l'Argentin Leandro Paredes (Zenit Saint-Petersbourg, 47 M€). Ni Idrissa Gueye (Everton) ni Luciano Acosta (DC United) n'ont pu se libérer pour satisfaire les exigences de Thomas Tüchel. Amiens pensait réussir un gros coup en faisant revenir son stratège Gaël Kakuta (Rayo Vallecano), six mois à peine après son transfert en Liga. Là aussi, le temps aura manqué pour faire plier le club espagnol dans les négociations.

Monaco, le spécialiste hexagonal du "trading" de joueurs, est resté fidèle à son attitude des dernières saisons en multipliant les transactions. Il faut dire que le club de la principauté se devait de réajuster son effectif, miné par les blessures et surtout en très mauvaise posture au classement (19ème). Huit joueurs sont arrivés dont quelques pointures continentales (Cesc Fàbregas, Naldo et Gelson Martins), huit sont partis dont trois flops estivaux (Samuel Grandsir, Antonio Barreca et Pelé) et l'éternel espoir belge Youri Tielemans (Leicester).

Youri Tielemans quitte la France pour l'Angleterre

Si Lyon est le seul club à ne pas avoir procédé à des ajustements, Marseille est enfin allé chercher un attaquant de standing international. Mario Balotelli, en échec à Nice. Le fantasque italien tentera de faire oublier l'énigme grecque Kostas Mitroglou, parti en Turquie, à Galatasaray.

Balotelli retrouve le sourire

La tendance de ce mercato d'hiver reste l'ouverture des transferts à l'international. Sur 47 mouvements d'arrivées, 31 proviennent de l'extérieur des frontières. Et sur 53 départs des clubs de L1, 24 ont quitté le pays.
Exemple typique avec Amiens qui est allé chercher le Néerlandais Erik Pieters en Angleterre, le Français Sehrou Guirassy en Allemagne et le prodige suèdois Jack Lahne. Dans l'autre sens, Sanasi Sy est parti en Belgique et Rafał Kurzawa au Danemark.

Nouveauté 2019, « La Ligue des Talents » ne se sera pas dépouillée de ses stars pendant l'hiver. Signe que la France sait ou peut désormais retenir ses meilleurs joueurs ? Ou indication d'un véritable appauvrissement du championnat ?

En Belgique, un mercato de relance

La D1A est encore capable de bons coups et l'a une nouvelle fois prouvé.
Principale locomotive de l'élite belge, Anderlecht. Décevants cinquièmes du championnat, les Mauves ont fait revenir le colosse sénégalais Kara Mbodj (Nantes) mais sont surtout allés chercher le Franco-congolais Yannick Bolasie à Everton et le meilleur joueur autrichien du moment, Peter Žulj (Sturm Graz, 4 M€).

Avec Bolasie, l'autre grand coup de ce marché hivernal a été frappé du côté de Sclessin. Le Standard de Liège accueille Alen Halilović, 22 ans. Le futur Modrić cherchera à retrouver son football avec les Rouches, lui qui a eu du mal à digérer son transfert au Barça il y a trois ans et même au Milan AC ces six derniers mois (60 minutes de jeu seulement sous le mythique maillot rossonero).

Côté départs, la ligue belge regrettera le roc congolais, Christian Luyindama (Standard), parti à Galatasaray pour un prêt record de 3 M€ (avec option d'achat à 5 M€). Elle repensera avec émotion à son joyau hispano-péruvien Cristian Benavente (Charleroi). Le milieu offensif, formé au Real Madrid, a cédé à la proposition stratosphérique du FC Pyramids. Le club égyptien a réglé un transfert de près de 6 M€ aux Zèbres et multiplié par dix le salaire du joueur.

Ailleurs, l'Angleterre reste la plus attractive

Les plus gros transferts de l'hiver concernent évidemment le championnat le plus médiatisé et le plus solide économiquement. La Premier League s'appuie une année de plus sur Chelsea, habitué des mercatos dépensiers. Le club londonien a choisi de laisser partir Álvaro Morata à l'Atlético de Madrid afin de faire venir Gonzalo Higuaín. Le Franco-argentin quitte le Milan AC, six mois après avoir été poussé dehors par la Juventus et Cristiano Ronaldo.

Chelsea a surtout frappé fort en recrutant dès la fin 2018 le talentueux Christian Pulisic, même si le virevoltant américain restera quelques mois de plus à Dortmund. Le montant du transfert, 64 M€ est le deuxième plus important de l'hiver.

Le record est détenu par le FC Barcelone qui n'a pas hésité à débourser 75 M€ (+11 M€ de bonus) pour recruter le Néerlandais Frenkie de Jong. Le milieu de terrain ne quittera l'Ajax d'Amsterdam que l'été prochain mais a déjà assuré son avenir.

Le Milan AC est lui resté très actif malgré les menaces de sanctions liées au fair-play financier. Le club lombard s'est offert la révélation polonaise de Serie A, le prolifique Krzysztof Piątek (Genoa) mais aussi un grand espoir brésilien, Lucas Paquetá (Flamengo). Les deux joueurs ont été acheté le même prix : 35 M€.

Hors Europe, la Chine reste un des acteurs majeurs des mouvements de joueurs. Malgré des mesures restrictives prises par le gouvernement chinois, les clubs locaux continuent de faire des folies pour attirer des talents en Asie. Cet hiver, Marouane Fellaini (Manchester United), Talisca (Benfica) ou Paulinho (Barcelone) ont ainsi changé de continent.

Fellaini se laisse tenter par les sirènes chinoises

Ce n'est pas fini de partout

La Chine pourra toujours continuer à draguer les meilleurs européens. Le marché hivernal se termine seulement le 28 février là-bas. Les négociations se poursuivent par exemple entre le club de Shenzhen et celui de Saint-Etienne pour faire venir le Norvégien Ole Selnæs. Les Verts, conscients qu'il est quasi-impossible de lutter financièrement, a conclu son mercato en recrutant deux potentielles doublures à son milieu de terrain, le Marocain Youssef Aït-Benasser (Monaco) et l'Argentin Valentín Vada (Bordeaux).

En Europe, la Suisse a encore quinze jours pour renforcer ses effectifs. On pense au FC Bâle qui aura perdu sa pépite Dimitri Oberlin la nuit dernière avec un prêt à Empoli.

La Russie fermera sa fenêtre de transferts le 22 février. Pour les Portugais, les dernières transactions pourront être enregistrée d'ici ce samedi minuit.