Euronews n'est plus accessible sur Internet Explorer. Ce navigateur n'est plus supporté par son éditeur, Microsoft, et les dernières fonctionnalités techniques de notre site ne peuvent plus fonctionner correctement. Nous vous encourageons à utiliser un autre navigateur, tels que Edge, Google Chrome ou Mozilla Firefox.
DERNIERE MINUTE

Pyongyang lance deux "projectiles non identifiés" dans la mer du Japon

KCNA/via REUTERS/ Image d'archives d'une tierce partie
KCNA/via REUTERS/ Image d'archives d'une tierce partie
Euronews logo
Taille du texte Aa Aa

La Corée du Nord a tiré vendredi deux "projectiles non identifiés" qui se sont abattus en mer, a annoncé l'état-major interarmes de la Corée du Sud, un lancement qui est le sixième du genre en trois semaines.

L'état-major sud-coréen a indiqué que ces projectiles avaient été tirés depuis les environs de Tongchon, une ville de la province de Kangwon, située dans le sud-est de la Corée du Nord, et étaient tombés dans la mer de l'Est, également appelée mer du Japon.

"L'armée observe la situation pour le cas où il y aurait d'autres lancements", a ajouté l'état-major sud-coréen.

Exercices conjoints

Il s'agit du sixième essai effectué par Pyongyang depuis le 25 juillet. Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un a déclaré début août que ces tirs constituaient "un avertissement solennel" adressé à la Corée du Sud et aux Etats-Unis en raison des manœuvres militaires conjointes menées par ces deux pays.

Pyongyang réprouve ces exercices conjoints réguliers. Le pouvoir nord-coréen les considère comme des manœuvres hostiles préfigurant une invasion de la Corée du Nord. Il avait prévenu que le démarrage de ces manœuvres annoncées serait de nature à empêcher la reprise des discussions entre Pyongyang et Washington sur l'arsenal nucléaire nord-coréen.

Vendredi, la Commission pour la Réunification pacifique du Pays, une institution du pouvoir nord-coréen, a annoncé vendredi dans un communiqué que Pyongyang rejetait les déclarations faites jeudi par le président sud-coréen Moon Jae-in sur le processus de paix dans la péninsule.

Dans un discours prononcé à l'occasion de l'anniversaire de la libération de la Corée de l'occupation japonaise (1910-1945), M. Moon avait déclaré que son objectif était d'"atteindre la paix et l'unification d'ici 2045", bien que le mandat présidentiel unique auquel il a été élu se termine en 2022.

Dialogue rompu entre Nord et Sud

Mais la commission nord-coréenne a accusé Séoul d'être responsable du gel actuel des discussions intercoréennes et de la non-application de "la déclaration historique de Panmunjom".

Cette déclaration avait été adoptée lors d'une rencontre impromptue de M. Kim avec le président des Etats-Unis Donald Trump à Panmunjom, dans la Zone démilitarisée (DMZ) qui sépare les deux Corées.

Les deux hommes avaient alors décidé la reprise prochaine des discussions sur l'arsenal nucléaire nord-coréen, mais cette annonce ne s'est pas concrétisée jusqu'à présent.

La Corée du Nord a exclu dans le communiqué publié vendredi une reprise prochaine des pourparlers avec la Corée du Sud. "Nous n'avons plus rien à discuter avec les autorités sud-coréennes et nous n'avons aucune intention de nous réunir de nouveau avec elles", déclare le document.

Après le précédent essai de missiles nord-coréens, le cinquième, le président américain Donald Trump a déclaré samedi dernier dans un tweet que M. Kim lui avait présenté dans une lettre des "excuses" pour ces lancements.

Depuis le début de cette série d'essais, M. Trump en a minimisé l'importance, déclarant notamment qu'il s'agissait de missiles à courte portée dont le lancement ne constituait pas une violation de ce qui a été convenu depuis le début du dialogue entre M. Kim et le président américain.

M. Trump a même critiqué une nouvelle fois les manœuvres pourtant menées par sa propre armée avec les forces sud-coréennes, les qualifiant d'"exercices chers et ridicules".

Et le président américain a indiqué que dans sa lettre, M. Kim déclarait souhaiter reprendre les négociations sur le dossier nucléaire, et cela "dès que les exercices militaires conjoints menés par les Etats-Unis et la Corée du Sud seraient terminés".

-Avec AFP-