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L'action tous azimuts de Dubaï en faveur de la protection animale

L'action tous azimuts de Dubaï en faveur de la protection animale
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La protection animale est devenue une priorité pour Dubaï et les Émirats arabes unis à l'heure où la biodiversité est menacée et où de plus en plus d'espèces risquent de disparaître dans le monde.

Alors que dans le désert, on s'attend à croiser des dromadaires, des antilopes ou des rapaces, le sanctuaire animal d'Al Marmoum lui regorge de biodiversité. On y trouve des centaines d'espèces différentes d'oiseaux, de mammifères et de reptiles.

Oasis dans le désert

Saoud Faisal est agent de protection de la vie sauvage dans cette vaste réserve. "Sa superficie représente 20% de tout le territoire de Dubaï," explique-t-il. "Au départ, ce n'était qu'un désert avec des animaux indigènes ; mais avec le développement des oasis - nous en avons plus de 50 -, on a constaté que ces plans d'eau qu'on a créés ont un impact sur l'équilibre environnemental," souligne-t-il.

Des flamants roses ont ainsi été attirés par cet habitat construit par les autorités. Ils se sont très bien adaptés aux conditions locales et supportent même la chaleur de l'été.

De son côté, l'oryx d'Arabie qui avait disparu dans son habitat naturel en 1972 a pu être sauvé grâce à des programmes de reproduction et intégré des réserves comme celle-ci. "Dans les années 80 et 90, le problème, c'était la chasse excessive : les gens chassaient l'oryx pour se nourrir," précise Saoud Faisal avant d'ajouter : "Aujourd'hui, il est considéré comme une espèce sauvage." Il est même totalement protégé : "Et ils sont en bonne santé : on a de nombreux spécimens ; l'an dernier, on en a recensé plus de 500," dit l'agent de protection.

Environnements tropicaux intérieurs

Les autorités locales soutiennent aussi les efforts de sauvegarde en légiférant comme l'indique Manal Almansoori, directrice de l'organisation Yanni Animal Welfare : "Les Émirats arabes unis travaillent sur ces questions en parallèle des initiatives qui sont menées dans le monde en faveur de la protection animale : ils ont adopté une législation sur le bien-être des animaux en 2007, mais les choses ont véritablement démarré en 2016," déclare-t-elle. "Le gouvernement des Émirats," poursuit-elle, "a mis en place des règles protégeant le bien-être et la dignité des animaux."

Elles concernent aussi les espèces exotiques rares accueillies dans des sanctuaires comme le Green Planet dans lequel nous nous rendons.

Sara Stevens en est la directrice et la conservatrice. "L'ensemble du Green Planet a été pensé de manière à construire l'habitat idéal pour la flore et la faune tropicales en plein désert de Dubaï," assure-t-elle. "Nous avons de nombreuses espèces différentes d'oiseaux, de mammifères comme nos paresseux à deux doigts et de nombreux lézards comme nos iguanes verts et nos basilics," précise-t-elle.

Et il arrive parfois que dans ce refuge, certains animaux nouent des relations étonnantes. "Cela arrive que le courant passe entre deux animaux quelle que soit leur espèce," fait remarquer Sara Stevens. "C'est le cas de figure formidable que nous avons ici où un boa émeraude et deux geckos diurnes de Madagascar aiment bien être ensemble, ils se grimpent même les uns sur les autres, ils adorent cet environnement humide," poursuit-elle avant d'être interrompue : "J'ai un oiseau derrière moi ?" s'interroge-t-elle. Une conure soleil vient sur son épaule. "Qu'est-ce que tu fais, ma princesse ? Tu veux être interviewée ?" s'amuse la directrice du Green Planet. "Ça aussi, c'est une relation étonnante !" dit-elle en riant.

Histoire d'amour

Petit dernier de la famille du Green Planet : un loris lent mâle que l'équipe a appelé Lonely ("solitaire" en anglais). Mais ce primate rare aux grands yeux n'est pas resté seul bien longtemps...

_"Il a été sauvé et amené au Green Planet et comme c'est un animal qui est sévèrement menacé de disparition, on a commencé à lui chercher une compagne," _raconte Sara Stevens. "Ce qu'on ne savait pas, c'est que deux mois plus tard, une femelle loris de la même espèce allait être sauvée et récupérée," dit-elle.

"Ce sont des animaux qui s'unissent pour la vie : alors, on les a présentés et ils s'entendent très bien ; on les a vu faire connaissance de différentes façons et ça se passe de manière fantastique, ils vocalisent, ils ont un comportement particulier et ils montrent de l'intérêt l'un pour l'autre," affirme-t-elle. "Donc on est très heureux et enthousiaste et il est clair qu'on a hâte de voir si on aura un bébé prochainement," conclut-elle.