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Faillite de Thomas Cook : en Crète, le désarroi des hôteliers et commerçants

Faillite de Thomas Cook : en Crète, le désarroi des hôteliers et commerçants
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C'est avec stupéfaction que les hôteliers de Crète ont appris la faillite de Thomas Cook, un pourvoyeur de touristes majeur pour l'île et pour toute la Grèce.

Hôteliers et commerçants dépités

Nikos Chalkiadakis tient un hôtel sur l'île. Thomas Cook lui doit beaucoup d'argent. Il craint désormais de ne jamais en voir la couleur :

"Nous avons été stupéfaits d'entendre que le gouvernement britannique avait laissé ce géant faire faillite. Ces derniers jours, nous nous demandions ce qu'il se passait, c’était troublant. On a appris la faillite de Thomas Cook vers deux heures du matin. Nous avons reçu les premiers messages nous informant que les efforts déployés pour sauver l'entreprise avaient échoué.''

Les hôtels de Crète devaient accueillir d'ici fin novembre plus de 50.000 voyageurs. Ces réservations via Thomas Cook sont désormais annulées, au grand désarroi des commerçants locaux en lien direct avec le tourisme :

"Ce n'est certainement pas une bonne nouvelle, indique Manolis Paterakis, propriétaire d'un magasin. Thomas Cook était une grande entreprise traditionnelle qui attirait un grand nombre de touristes en Crète. Cela ne va pas affecter que la Crète, mais toute la Grèce."

Thomas Cook : 3 millions de touristes l'an passé en Grèce

_''Cela va être difficile pour nous, car beaucoup de touristes ne vont pas venir maintenant, a_joute Vassilis Girbatsiotis, tenancier d'un bar_._ Nous en attendions des milliers d'autres, ils ne viendront pas. C'est problématique."

L'an passé, Thomas Cook a envoyé près de trois millions de touristes en Grèce. Sa faillite représente un défi de taille pour le gouvernement qui cherche à soutenir durablement la croissance du pays.

Symela Touchtidou, correspondante d'euronews en Grèce : "Pour de nombreuses îles grecques comme la Crète, le vide créé par la faillite de Thomas Cook sera très difficile à combler. Les hommes d’affaires du secteur touristique disent que c’est un coup dur, non seulement pour cette année, mais aussi pour les années à venir."

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