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Le lobby flou de Bruxelles

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Le lobby flou de Bruxelles
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Une tasse de café offerte en plein quartier européen à Bruxelles. L'attention est plaisante mais la boisson a-t-elle le même goût si elle est proposée par Facebook alors que les Etats membres étudient la mise en place d'une taxe sur les entreprises numériques ? Les géants américains redoublent d'effort pour se faire voir et surtout se faire entendre. Google a dépensé l'année dernière 8 millions d'euros pour ses activités de lobbying auprès des institutions. Si l'on ajoute Amazon, Facebook et Apple ces sociétés ont augmenté leurs dépenses de 510% depuis 2014.

Vous parlez à des personnes et vous ne savez pas si elles représentent les intérêts de Google, Facebook ou de la Silicon Valley
Alexandra Geese
eurodéputée les Verts

Dans les cafés autours des institutions des personnes se rencontrent, se saluent et concluent des affaires. Au Parlement européen certains élus s'inquiètent des moyens employés par les entreprises du numérique pour approcher les députés. "Ce n'est pas une bonne idée je pense de parler politique avec un verre de vin à la main et un excellent repas offert par une personne qui représente clairement des intérêts", juge l’eurodéputée écologiste Alexandra Geese. Elle s’emporte aussi contre ces lobbyistes peu transparents "ceux qui sont membres d'associations industrielles ou qui passent par des entreprises de conseil. Et vous parlez alors à des personnes et vous ne savez pas si elles représentent les intérêts de Google, Facebook ou de la Silicon Valley car les noms sont différents".

Plus de transparence

Les associations de lobbying n'ont pas souhaité répondre à nos questions. Il est difficile d'évaluer leur influence réelle car l'accréditation auprès d'un registre est obligatoire uniquement pour la Commission européenne. Si la société civile veut "connaître l'empreinte d'un groupe comme Google nous pouvons le savoir uniquement par la Commission européenne, partiellement par le Parlement européen, mais nous ne pouvons pas avoir une carte exacte à Bruxelles", précise Raphaël Kergueno de Transparency international. La Commissaire européenne en charge de la Transparence veut créer un registre obligatoire des lobbyistes pour toutes les institutions de l'UE.