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La revanche des naturistes à l'exposition consacrée à Louis de Funès

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Visite des naturistes à l'exposition consacrée à Louis de Funès à Paris
Visite des naturistes à l'exposition consacrée à Louis de Funès à Paris   -   Tous droits réservés  AFP
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C'est la revanche des "cul nu" sur le gendarme de Saint-Tropez. Et elle aurait donné du fil à retordre à Louis de Funès. L'association des naturistes de Paris a convaincu la Cinémathèque de visiter l'exposition consacrée à l'acteur français ce dimanche, avec pour seul bout de tissu sur la peau un masque.

Un clin d'oeil plus qu'un pied de nez à l'iconique maréchal des logis Cruchot et "chasseur" de nudistes incarné par Louis de Funès dans "Le gendarme de Saint-Tropez", le film de Jean Girault sorti en France en 1964.

"Ce qui m'amuse, c'est que les naturistes et Louis de Funès, c'est la même histoire, le gendarme à Saint Tropez, le pitch du premier gendarme : ce sont des gendarmes qui poursuivent les naturistes, donc je suis là pour les verbaliser", sourit Alain Kruger, le Commissaire de l'exposition. "Louis de Funès parle aujourd'hui à cinq générations. Son énergie, son tempo le rendent totalement intemporel", souligne-t-il.

"Nos corps sont à nous"

Sauf qu'en 1963, lors du tournage du film, un véritable arrêté du préfet du Var interdit le naturisme. Ce qui ne les a pas arrêté pour autant. Car plus d'un demi-siècle plus tard, le naturisme continue de faire des adeptes.

"Être nu, là aujourd'hui, dans un établissement public, c'est un geste fort, qui montre que nos corps nous appartiennent, qui sont sexualisés quand on le décide, que l'on soit un homme ou une femme, personne n'a à juger si un décolleté est trop plongeant ou si une jupe est trop courte. Nos corps sont à nous et on en fait ce que l'on veut", explique Ted, naturiste de 45 ans.

Au-delà de cette visite, l'exposition, reportée en raison du coronavirus, retrace l'oeuvre cinématographique de Louis de Funès, monstre sacré du cinéma français, à travers des dizaines de costumes d'époque, de dessins ou de maquettes, le tout accompagné d'extraits de films. A découvrir jusqu'au 31 mai 2021.