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Crise migratoire : de difficiles retrouvailles aux Canaries

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Crise migratoire : de difficiles retrouvailles aux Canaries
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La crise migratoire ne connait pas de répit aux Canaries. La capacité d'accueil du port d'Arguineguin sur l'île de la grande Canarie a été largement dépassée mardi avec l'afflux de 3.000 migrants. Les conditions dans le camp de la Croix-Rouge sur le port sont extrêmement mauvaises. Certains proches, qui vivent déjà en Europe, se sont rendus au port pour retrouver les leurs qui ont pris la dangereuse route de l'Atlantique.

C’est le cas de Sara et Tarek. Sara arrive d'Italie, Tarek d'Espagne. Ils sont venus dans l'espoir d'avoir des nouvelles de leurs proches arrivés par bateau.

"Cela fait 10 jours qu'il est arrivé ici... à minuit je crois et c'est tout. Depuis ce jour on n'a aucune nouvelle de lui", explique Tarek Bousselham, venu dans l’espoir d’apercevoir son neveu.

Il fait nuit maintenant sur le camp et les deux jeunes perdent espoir de savoir où sont leurs proches. "S'il vous plaît, laissez-moi le voir. S'il vous plaît, permettez-moi de le voir", supplie Sara Bettache devant un policier, elle qui cherche son frère. Ils ont leurs noms, leurs passeports mais retrouver quelqu'un ici est une mission très difficile.

Une issue heureuse

L'histoire de Sara et Tarek est celle de nombreuses personnes qui viennent ici pour trouver un proche en attente de transfert et cette situation montre bien le drame de cette crise migratoire. Mais parfois comme ce soir, de bonnes nouvelles sont possibles. Sara a retrouvé son frère, elle qui ne savait pas s'il était encore en vie.

Sara a pu apercevoir son frère. "Je suis tellement heureuse. Au moins je peux le voir. Je vois qu'il va bien et qu'il est vivant", explique Sara soulagée. Peu après c'est au tour de Tarek de retrouver son neveu. Lui aussi vit dans des conditions difficiles dans ce camp. Grâce au personnel de la Croix-Rouge, Sara a vite pu rassurer ses proches au Maroc et donner des nouvelles de ce frère tant cherché.

Si cette histoire familiale a une issue heureuse, d'autres n'ont pas eu cette chance. Au moins 200 personnes sont mortes en mer depuis le mois d'août en essayant d'atteindre les côtes espagnoles. Pour Sara et Tarek, un seul espoir : que leurs proches puissent être les prochains à bord de ce bus qui emmène les migrants hors de ce camp.