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Dernière "vacherie" ? Trump veut se porter candidat pour 2024 le jour d'investiture de Biden

Donald Trump en visioconférence à la Maison Blanche lors de la fête de Thanksgiving, le 26 novembre 2020
Donald Trump en visioconférence à la Maison Blanche lors de la fête de Thanksgiving, le 26 novembre 2020   -   Tous droits réservés  Patrick Semansky/AP
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Une petite lueur s'est apparemment allumée dans l'esprit embrumé de Donald Trump, au cours d'une soirée de Noël donnée mardi soir à la Maison Blanche. Le président américain sortant, qui s'éteint lentement à force d'ennui depuis maintenant un mois - depuis la date fatidique de sa défaite le 3 novembre dernier -, se réjouit d'avance de jouer un dernier tour au chef d'Etat élu, Joe Biden.

D'après ce qui a fuité de la réception, à laquelle étaient invités plusieurs "piliers" du Parti républicain, Donald Trump a bien l'intention de présenter sa candidature à la prochaine élection présidentielle, qui se jouera en 2024. Il l'a fait savoir à travers trois petites phrases :

Ce furent quatre années fantastiques.
Nous essayons de faire quatre ans de plus.
Sinon, je vous reverrai dans quatre ans
Donald Trump

Le 20 janvier, date idéale pour détourner l'attention

Et l'annonce devrait se faire sans perdre de temps : des médias américains (comme la chaîne de télévision NBC ) pensent que le futur candidat pourrait se révéler dès le 20 janvier prochain, comme par hasard le jour même de la prestation de serment de Joe Biden. Le locataire en partance de la Maison Blanche adore ça, détourner l'attention à son profit afin de tenter de déstabiliser l'adversaire.

Il y a aussi un peu de superstition là-dedans car c'est le 20 janvier 2017, jour de son installation dans le Bureau ovale, que Donald Trump avait déjà fait savoir qu'il participerait à la course de 2020.

Revenir après une défaite, un seul l'a fait !

En tout cas, aucun Américain ne trouvera à redire sur cette candidature, la Constitution des Etats-Unis le permet. Si effectuer plus de deux mandats présidentiels est impossible, en assumer un puis revenir au pouvoir à Washington quatre ans plus tard est tout à fait légal. Toutefois, un et un seul a réussi cet exploit tout au long de l'histoire politique du pays, et pourtant presque personne ne se souvient de son nom : il s'appelait Grover Cleveland, il a été élu en 1884, battu en 1888, mais a fait un retour surprise à la Maison Blanche en 1892.