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Covid-19 : la situation se détériore sur les îles britanniques, les contaminations explosent

Le Premier ministre du Royaume-Uni, Boris Johnson, à la Chambre des Communes le 6 janvier 2021
Le Premier ministre du Royaume-Uni, Boris Johnson, à la Chambre des Communes le 6 janvier 2021   -   Tous droits réservés  ROBERT BODMAN / AFP / PRU
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Engagée dans un "sprint" pour déployer le vaccin contre le nouveau coronavirus, l'Angleterre n'a d'autre choix que de se reconfiner face à la flambée des contaminations attribuée à un variant plus contagieux, a assuré mercredi le Premier ministre britannique Boris Johnson.

La gravité de la situation a été confirmée par le bilan quotidien des autorités sanitaires : avec plus de 1 000 décès enregistrés en une journée pour la première fois depuis avril, le Royaume-Uni compte désormais 77 436 morts, le plus lourd bilan en Europe.

Le nombre de nouveaux cas comptabilisés (plus de 62 000) laisse craindre une aggravation dans les semaines à venir, d'autant que les hôpitaux sont déjà très chargés avec plus de 30 000 patients atteints de la maladie Covid-19.

"Nous n'avons d'autre choix que de retourner à un confinement national en Angleterre", le troisième depuis mars dernier, a déclaré Boris Johnson devant les députés, qui se prononceront dans la soirée sur ces nouvelles restrictions.

Celles-ci sont prévues pour rester légalement en vigueur jusqu'au 31 mars, "non pas parce que nous prévoyons que le confinement national total se poursuive jusque-là", mais pour permettre une sortie progressive et un retour à un système de restrictions régionales, a-t-il détaillé, après un examen de la situation mi-février.

"Après le marathon de l'année dernière, nous sommes maintenant dans un sprint, une course pour vacciner les personnes vulnérables plus rapidement que le virus ne peut les atteindre", a souligné le Premier ministre britannique.

Avec le confinement officiellement entamé mercredi matin, les 56 millions d'habitants de l'Angleterre ne peuvent plus sortir de chez eux que pour des raisons essentielles et les écoles ont fermé. Boris Johnson n'a pu garantir qu'elles rouvriraient après les vacances de février.

Les principaux examens (les équivalents du bac et du brevet) ont été annulés, comme en 2020. Les élèves seront évalués par leurs enseignants, a indiqué le ministre de l'Education Gavin Williamson, plutôt que par un algorithme, très décrié, qui avait conduit l'été dernier à un vaste déclassement des évaluations, avant que l'exécutif ne renonce à y recourir.

"Accélération massive" du virus sur le territoire britannique

Malgré l'hostilité de plusieurs députés de son propre camp conservateur, le gouvernement est assuré de remporter le vote de la Chambre des Communes sur le confinement, bénéficiant notamment du soutien de l'opposition travailliste, par ailleurs très critique envers sa gestion de la pandémie.

Le chef des travaillistes, Keir Starmer, a reproché à l'exécutif sa lenteur de réaction tout au long de la crise et son inconstance. "Ce n'est pas juste un manque de chance, ce n'est pas inévitable", a-t-il dit à propos de la situation "très grave" dans laquelle se trouve le pays.

L'Ecosse est aussi entrée dans un confinement du même type pour au moins tout le mois de janvier. Déjà confinés, Pays de Galles et Irlande du Nord ont fermé les écoles.

Le gouvernement britannique a fixé comme objectif de vacciner d'ici à mi-février tous les plus de 70 ans et les soignants, soit près de 14 millions de personnes.

Plus de 1,3 million de personnes vulnérables et de soignants ont déjà été vaccinés depuis le lancement de la campagne début décembre. Elle est désormais menée avec deux vaccins, le Pfizer/BioNTech et l'AstraZeneca/Oxford.

Le secrétaire d'Etat chargé de cette campagne, Nadhim Zahawi, a promis une "accélération massive" de la vaccination avec le déploiement de plus de 1 000 centres dédiés, plus de deux millions de vaccinations par semaines étant nécessaires.

Les contaminations explosent aussi en république d'Irlande

L'Irlande, confrontée à un "tsunami" de contaminations au nouveau coronavirus, a décidé mercredi de fermer au moins jusqu'à la fin du mois ses écoles, durcissant ainsi davantage encore le confinement réinstauré après Noël.

"A partir d'aujourd'hui et au moins jusqu'à la fin du mois de janvier", "toutes les écoles doivent rester fermées et les enseignements se faire en ligne", a déclaré le Premier ministre Micheal Martin.