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L'Union européenne redéfinit sa stratégie commerciale

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L'Union européenne redéfinit sa stratégie commerciale
Tous droits réservés  FRANCISCO SECO/AFP
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Après une année de récession marquée par la crise sanitaire, l'élection de Joe Biden et l'essor de la Chine, la Commission européenne a choisi de modifier sa politique commerciale, dont les nouveaux contours ont été esquissés ce jeudi.

Une politique commerciale "ouverte, durable et volontariste" : voici les trois principes fondamentaux annoncés par la Commission européenne.

Face aux conséquences de la pandémie, au changement climatique et au recours accru à l'unilatéralisme, l'exécutif européen a présenté une politique axée plus que jamais les transitions écologique et numérique ainsi que le multilatéralisme

"85 % de la croissance mondiale se fera en dehors de l'Europe au cours de la prochaine décennie, donc même si la crise actuelle encourage la tentation de se replier sur soi-même, ce n'est pas la solution. L'UE a un excédent commercial substantiel, donc en nous repliant sur nous-mêmes, nous ne pouvons qu'aggraver nos perspectives économiques", a expliqué Valdis Dombrovskis, le vice-président de la Commission.

Les objectifs fixés par Bruxelles sont les suivants :

- Favoriser la reprise économique post-COVID

- Conditionner des futurs accords commerciaux au respect de l'accord de Paris

- Améliorer la capacité de l'UE à défendre ses intérêts

- Réformer les règles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC)

Sur ce dernier point, les négociations ont jusqu'ici échoué, le système de règlement des différends étant paralysé par les États-Unis et le contrôle des politiques commerciales inefficace.

Mais la donne pourrait changer après l'arrivée à la tête de l'OMC de la Nigériane Ngozi Okonjo-Iweala, première femme à la tête de l'institution, ainsi que la transition à la Maison blanche.

"L'UE et les États-Unis sont ensemble pour réformer l'OMC afin d'obtenir des règles plus modernes sur les subventions, les aides d'État aux entreprises, les transferts de technologie forcés", estime Guillaume Van Der Loo, chercheur à l'EXP et au Egmont institute, selon qui "tout cela est bien sûr lié aux préoccupations vis-à-vis de la Chine".

L'UE dit aussi vouloir s'assurer du respect de la concurrence, en développant des instruments de défense commerciale contre les pratiques déloyales, notamment dans le cadre de l'accord sur les investissements conclu avec la Chine.

Le bloc des 27 espère aussi étendre son influence grâce à un "multilatéralisme actif" en favorisant les partenariats avec l'Afrique, l'Amérique latine et la région Asie-Pacifique.