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Trump déclare que "tout a été détruit" en Iran, mais ne propose pas de plan de guerre clair

Le président américain Donald Trump s'adresse aux journalistes à la Maison Blanche, le 3 mars 2026.
Le président américain Donald Trump s'adresse aux journalistes à la Maison Blanche, le 3 mars 2026. Tous droits réservés  AP Photo
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Par Gavin Blackburn
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Donald Trump a été critiqué pour ses messages contradictoires concernant ses justifications et ses objectifs après avoir déclenché le plus grand conflit de la région de ces 20 dernières années.

Le président Donald Trump s'est vanté mardi que les frappes américano-israéliennes avaient "mis hors d'état de nuire" la majeure partie de l'armée iranienne, tout en niant qu'Israël l'ait forcé à lancer la guerre qui a embrasé le Moyen-Orient.

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Trump n'a toutefois pas proposé de plan ferme pour l'Iran, affirmant que les dirigeants potentiels envisagés par les États-Unis avaient été tués et admettant qu'un remplaçant du guide suprême assassiné Ali Khamenei pourrait être tout aussi mauvais.

Le président américain a été critiqué pour une série de messages contradictoires sur ses justifications et ses objectifs, après avoir déclenché le plus grand conflit de la région en plus de vingt ans.

Donald Trump a déclaré, lors de sa rencontre avec le chancelier allemand Friedrich Merz, qu'"à peu près tout avait été détruit" . "Ils n'ont plus de marine, elle a été détruite. Ils n'ont pas d'armée de l'air. Elle a été anéantie. Ils n'ont pas de détection aérienne, elle a été mise hors d'état de nuire. Leur radar a été mis hors service".

Un panache de fumée s'élève à la suite d'une frappe militaire israélo-américaine à Téhéran, le 3 mars 2026.
Un panache de fumée s'élève à la suite d'une frappe militaire israélo-américaine à Téhéran, le 3 mars 2026. AP Photo

Donald Trump, qui a donné ces derniers jours des raisons différentes pour justifier le lancement de l'opération "Epic Fury", a affirmé que l'Iran "allait frapper le premier" et que les États-Unis avaient agi pour le devancer.

Ce faisant, il est revenu sur les propos tenus lundi par le secrétaire d'État Marco Rubio, selon lesquels Washington n'avait agi qu'après avoir appris qu'Israël, son allié, allait frapper.

"D'après la façon dont les négociations se déroulaient, je pense qu'ils (l'Iran) allaient attaquer en premier. Et je ne voulais pas que cela se produise", a déclaré Trump dans le bureau ovale.

"Il se peut donc que j'aie forcé la main d'Israël." a-t-il ajouté.

Il a aussi été critiqué pour l'absence de plan apparent pour l'Iran et a admis qu'il n'était pas sûr de la manière dont la situation évoluerait.

"Je suppose que le pire cas serait que nous fassions cela et que quelqu'un prenne le relais, quelqu'un d'aussi mauvais que la personne précédente, n'est-ce pas ?" a déclaré Trump, faisant référence à l'ayatollah Ali Khamenei.

Un groupe d'hommes inspecte les ruines d'un poste de police à Téhéran, le 3 mars 2026.
Un groupe d'hommes inspecte les ruines d'un poste de police à Téhéran, le 3 mars 2026. AP Photo

Les nouveaux candidats à la direction de l'Iran sont "morts"

Il a déclaré que deux vagues d'attaques israélo-américaines avaient tué des personnalités iraniennes qu'il considérait comme de nouveaux dirigeants potentiels, ajoutant qu'une nouvelle attaque "substantielle" avait eu lieu lors d'une réunion destinée à choisir les nouveaux dirigeants.

"La plupart des personnes auxquelles nous pensions sont mortes", a-t-il déclaré. "Nous avons maintenant un autre groupe. Il est possible qu'ils soient morts eux aussi, d'après les informations disponibles."

Plus tôt dans la journée de mardi, les médias iraniens ont rapporté que des frappes israéliennes avaient visé le bâtiment de l'Assemblée des experts, l'organe qui choisit l'ayatollah du pays, à Qoms.

Cette image satellite fournie par Vantor montre une vue du complexe présidentiel endommagé à Téhéran, le 3 mars 2026.
Cette image satellite fournie par Vantor montre une vue du complexe présidentiel endommagé à Téhéran, le 3 mars 2026. AP Photo

Israël a déclaré que le bâtiment avait été "rasé" lors des frappes, anéantissant apparemment l'assemblée de 88 hauts dignitaires religieux, mais l'Iran a nié que quelqu'un ait été blessé, affirmant que le bâtiment avait déjà été évacué.

Donald Trump a déjà exhorté le peuple iranien à se soulever et à renverser son gouvernement, mais le renversement de la République islamique ne figurait pas parmi les quatre objectifs clés de l'opération qu'il a présentés lundi, dont l'arrêt du programme nucléaire.

Mardi, le dirigeant américain a demandé aux manifestants de s'abstenir. Il a également utilisé la récente répression meurtrière des manifestations en Iran pour justifier la guerre.

"Si vous voulez sortir et manifester, ne le faites pas encore", a ajouté Donald Trump.

Le chancelier allemand Friedrich Merz a exprimé son soutien à la guerre américano-israélienne contre l'Iran, mais a déclaré qu'il espérait qu'elle prendrait fin rapidement, car elle nuit à l'économie mondiale.

"Cela nuit bien sûr à nos économies. C'est vrai pour les prix du pétrole, et c'est vrai aussi pour les prix du gaz. C'est la raison pour laquelle nous espérons tous que cette guerre prendra fin le plus rapidement possible", a-t-il déclaré.

Trump a insisté, sans apporter la moindre explication, sur le fait que la flambée des prix du pétrole chuterait "plus bas que jamais" après la fin de la guerre.

Le président américain Donald Trump rencontre le chancelier allemand Friedrich Merz dans le bureau ovale de la Maison Blanche, le 3 mars 2026.
Le président américain Donald Trump rencontre le chancelier allemand Friedrich Merz dans le bureau ovale de la Maison Blanche, le 3 mars 2026. AP Photo

Tout en faisant l'éloge du Chancelier Merz, Donald Trump a eu des mots durs et méprisants à l'égard des alliés européens que sont la Grande-Bretagne et l'Espagne.

"Ce n'est pas à Winston Churchill que nous avons affaire", a déclaré Donald Trump à propos du Premier ministre britannique Keir Starmer, qui a d'abord refusé de laisser les forces américaines utiliser les bases britanniques, avant de céder.

Il a également menacé de stopper tout commerce avec l'Espagne, dont le gouvernement de gauche a refusé que les avions américains utilisent ses bases pour attaquer l'Iran et s'est opposé à l'augmentation du financement de la défense dans le cadre de l'OTAN.

"L'Espagne a été terrible", a déclaré Donald Trump, avant d'ajouter : "Nous pourrions utiliser leur base si nous le voulions. Nous pourrions simplement nous y rendre en avion et l'utiliser".

Sources additionnelles • AFP

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