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Nucléaire iranien : le chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique à Téhéran

Le président iranien Hassan Rohani
Le président iranien Hassan Rohani Tous droits réservés AFP
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Par euronews avec AFP
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Le directeur de l'AIEA Rafael Grossi est arrivé à Téhéran samedi, alors que ce dimanche marque la fin du délai accordé par l'Iran pour que les Américains lèvent leurs sanctions.

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Une visite entamée à la veille d'une échéance cruciale. Le directeur de l'Agence internationale de l'énergie (AIEA) Rafael Grossia a rencontré dimanche à Téhéran les responsables iraniens, alors que ce dimanche marque la fin du délai accordé par l'Iran pour que les Américains lèvent leurs sanctions réimposées par l'ex-président Donald Trump.

Si les Etats-Unis ne le font pas, Téhéran compte restreindre certaines inspections de l'agence internationale de l'énergie atomique sur des installations non nucléaires, y compris des sites militaires suspects. Néanmoins l'Iran ne compte pas cesser de travailler avec l'AIEA, qui dépend de l'ONU, et n'expulsera ses inspecteurs.

Une éventuelle limitation des inspections entrerait en vigueur mardi, a précisé samedi le président de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA), Ali Akbar Salehi.

L'heure est-elle à l'apaisement ?

Cette visite intervient après un changement de ton côté américain avec l'élection de Joe Biden, qui veut rompre avec l'approche unilatérale et agressive de son prédécesseur Donald Trump. Le président américain veut travailler de concert avec les Européens pour répondre à la "menace de prolifération nucléaire iranienne", et il s'est engagé à reprendre des discussions avec les Etats-Unis, la France, Grande-Bretagne, Russie et Chine (membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU), plus l'Allemagne.

Il faut dire que l'accord a été très affaibli ces dernières années. En riposte au retrait américain de l'accord en 2018, Téhéran s'est progressivement affranchi, à partir de 2019, de plusieurs de ses engagements, dans le but de faire pression pour obtenir un assouplissement des sanctions.

Le porte-parole du gouvernement iranien Ali Rabii a affirmé samedi que la dernière initiative de Téhéran sur le nucléaire ne l'empêcherait pas de répondre à toute démonstration de bonne volonté de Washington, et a exprimé son optimisme concernant le processus diplomatique en cours.

Ce n'est "ni contre nos engagements ni un obstacle à une réponse proportionnée et appropriée à toute action américaine prouvant (sa) bonne volonté", a-t-il écrit dans un éditorial publié dans le quotidien du gouvernement, Iran.

"Nous pouvons prédire avec certitude que les initiatives diplomatiques fonctionneront bien", a indiqué Ali Rabii, estimant "les allers-retours diplomatiques" tel "le prélude naturel au retour de toutes les parties à des engagements, y compris la levée de toutes les sanctions dans un proche avenir".

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