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Tirs de roquettes palestiniennes, raids israéliens : une vingtaine de morts dans la bande de Gaza

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Par euronews avec AFP, AP
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Tirs de roquettes depuis la bande de Gaza vers Israël, ce lundi 10/05/2021
Tirs de roquettes depuis la bande de Gaza vers Israël, ce lundi 10/05/2021   -   Tous droits réservés  Khalil Hamra/Copyright 2021 The Associated Press. All rights reserved.
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Les Palestiniens annoncent une vingtaine de morts ce lundi soir, au terme d'une journée de violences. L'armée israélienne affirme riposter à des tirs de roquettes depuis la bande de Gaza.

Des tirs de roquettes depuis la Bande de Gaza vers Israël, et l'Etat hébreu qui riposte avec des frappes contre l'enclave palestinienne...

C'est l'escalade de la violence, et ce lundi soir, on dénombrait une vingtaine de morts dont 9 enfants, côté palestinien.

D'après ce bilan actualisé du ministère de la Santé dans la bande de Gaza, au moins vingt personnes sont mortes dans les raids israéliens, qui ont également fait 65 blessés.

Le Hamas, au pouvoir dans l'enclave, avait auparavant rapporté la mort d'un de ses commandants dans l'une de ces frappes.

Le mouvement islamiste avait mis en garde Israël, plus tôt dans la journée, sommant l'Etat hébreu de retirer ses troupes de l'esplanade des Mosquées à Jérusalem.

Et à 18h, un barrage de roquettes a fusé depuis cette enclave paupérisée de deux millions d'habitants, vers Israël. Si la majorité des roquettes ont été interceptées par le bouclier antimissiles "Dôme de Fer", certaines se sont abattues sur le territoire israélien, et un missile anti-char a fait un blessé léger dans une localité israélienne limitrophe de la bande de Gaza.

"Ligne rouge"

De son côté, le Premier ministre israélien a affirmé ce lundi soir que le Hamas avait franchi une "ligne rouge", en tirant des roquettes.

"Israël réagira avec force (...), celui qui attaque paiera le prix fort. Je vous le dis, citoyens d'Israël, le conflit actuel pourrait durer un certain temps", a ajouté Benjamin Netanyahou.

Réactions internationales

Cette flambée de violences suscite de nombreuses réactions internationales.

  • Union européenne : Le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, s'est dit "très préoccupé" par la situation, notamment la perspective d'expulsions de familles palestiniennes d'un quartier de Jérusalem-est. "De telles actions sont illégales au regard du droit international", a-t-il indiqué, et d'ajouter que cela ne fait qu'"alimenter les tensions sur le terrain."
  • Etats-Unis : Washington a condamné "le plus fermement possible les tirs de roquette du Hamas" contre Israël, dénonçant une "escalade inacceptable" et appelant toutes les parties au "calme" et à la "désescalade des tensions". "Nous reconnaissons le droit légitime d'Israël à se défendre, à défendre son peuple et son territoire", a dit le porte-parole de la diplomatie américaine Ned Price.
  • Allemagne : Israéliens et Palestiniens ont le "devoir d'éviter de nouvelles victimes civiles", a prévenu le chef de la diplomatie allemande après des frappes israéliennes sur Gaza en riposte à des roquettes tirées depuis l'enclave.
  • France : "(Paris) appelle l'ensemble des acteurs à faire preuve de la plus grande retenue et à s'abstenir de toute provocation pour permettre un retour au calme dans les plus brefs délais", a déclaré la porte-parole du ministère des Affaires étrangères.
  • Turquie : Le président Recep Tayyip Erdogan a condamné lundi ce qu'il a qualifié de "terrorisme" israélien à Jérusalem. Il a en outre affirmé qu'il ferait "tout ce qu'il peut pour mobiliser le monde, notamment musulman, pour mettre fin au terrorisme et à l'occupation israéliens", selon la présidence turque.

Ces affrontements entre manifestants palestiniens et policiers israéliens sont les plus violents depuis 2017.