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La Russie suspend sa mission de représentation auprès de l'Otan et celle de l'Otan à Moscou

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Par Euronews  avec AFP
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Emblème de l'OTAN sur l'un des murs du siège de l'organisation à Bruxelles, photographié en juin 2021
Emblème de l'OTAN sur l'un des murs du siège de l'organisation à Bruxelles, photographié en juin 2021   -   Tous droits réservés  THOMAS COEX/AFP

La Russie a annoncé lundi suspendre sa mission de représentation auprès de l'Otan et celle de l'Otan à Moscou, après le retrait des accréditations auprès de l'Alliance de huit représentants russes, accusés d'être des "agents de renseignement russes non déclarés". Jens Stoltenberg, le secrétaire général de l'Alliance, a, en outre, accusé la Russie de se rendre coupable d'"activités malveillantes" croissantes en Europe.

"A la suite de certaines mesures prises par l'Otan, les conditions de base pour un travail en commun ne sont plus là", a répondu le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, précisant qu'a priori ces décisions prendront effet le 1er novembre.

Dans le détail, la Russie va donc suspendre indéfiniment sa mission à Bruxelles auprès de l'alliance militaire occidentale ainsi que la mission de l'Otan abritée par l'ambassade de Belgique à Moscou. Cette dernière a pour rôle d'assurer la liaison entre l'Alliance à Bruxelles et le ministère russe de la Défense.

M. Lavrov a également annoncé "mettre fin à l'activité du bureau d'information de l'Otan". Ce dernier est défini par l'Alliance comme ayant la mission "d'améliorer la connaissance et la compréhension mutuelles".

Des liens qui se délient depuis l'annexion de la Crimée

L'OTAN a suspendu sa coopération pratique avec la Russie en 2014 après l'annexion de la péninsule ukrainienne de Crimée. Elle avait gardé des canaux ouverts pour des réunions de haut niveau et pour la coopération entre militaires. Mais le Conseil OTAN-Russie, leur forum préféré, ne s'est réuni que sporadiquement depuis lors.

Puis l'Alliance avait déjà décidé en mars 2018 de retirer leurs accréditations à sept membres de la mission russe et de les faire expulser de Belgique à la suite de l'empoisonnement au Royaume-Uni de Sergueï Skripal, un ancien agent russe, et de sa fille.

Le nombre des accréditations de la mission de la Russie à Bruxelles avait alors été réduit de 30 à 20. Le 7 octobre 2021, ce nombre avait encore été abaissé et ramené à 10.