Législatives en Grèce : dernière ligne droite, les conservateurs largement favoris

Kyriakos Mitsotakis.
Kyriakos Mitsotakis. Tous droits réservés Thanassis Stavrakis/Copyright 2023 The AP. All rights reserved
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Par Euronews avec AFP
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A deux jours des élections législatives en Grèce, l'ancien Premier ministre de droite Kyriakos Mitsotakis, qui ambitionne de décrocher une majorité absolue, a appelé les électeurs à lui donner un mandat pour former "un gouvernement stable".

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Intervenant une ultime fois devant ses partisans à Athènes, le dirigeant des conservateurs de Nouvelle-Démocratie les a appelés à achever "un marathon électoral" marqué par deux scrutins en cinq semaines"avec un résultat qui donnera au pays un gouvernement stable, le gouvernement de Nouvelle-Démocratie".__"La Grèce est bleue (la couleur de ND, ndlr) et le restera à l'issue des élections de dimanche", a-t-il prédit, au milieu d'une mer de drapeaux grecs.

A Thessalonique, la deuxième ville du pays (nord), le leader de Syriza, Alexis Tsipras, a, lui, conclu sa campagne en promettant de se battre "jusqu'à la dernière seconde" malgré un revers cinglant essuyé lors du premier scrutin le 21 mai."Nous nous battons. Avec nos propres armes. Nos valeurs et nos principes", a martelé l'ancien Premier ministre (2015-2019) et trublion de la gauche radicale en Europe.

Large victoire

Grand favori des sondages, Kyriakos Mitsotakis avait remporté le 21 mai une large victoire en s'adjugeant 40,8% des suffrages. Le double de la gauche d'Alexis Tsipras. Mais ce résultat ne lui avait pas donné la majorité absolue qui lui aurait permis de former un gouvernement sans devoir nouer d'alliance.

Issu d'une grande famille de responsables politiques, le dirigeant de 55 ans avait alors réclamé de nouvelles élections. Les tout derniers sondages lui accordent cette fois-ci entre 37,8% et 45% des intentions de vote.

Pour Syriza, qui n'a enregistré que 20,07% des suffrages, soit une chute de 11,5 points par rapport à 2019, le recul pourrait encore s'accentuer. Les pronostics le situent à entre 16,8% et 20%, suivi des socialistes Pasok-Kinal (11% à 12%).

Mais si la bataille s'annonce "difficile", comme l'a reconnu Alexis Tsipras, "elle est belle en même temps" car elle oppose "deux visions": celle portée par Syriza qui prône "l'humanité, la démocratie et la justice", et celle de la droite qui donne la priorité, selon lui, aux profits des élites "sur la vie du plus grand nombre".$*

Extrême-droite

Pour obtenir la majorité absolue, Kyriakos Mitsotakis, remplacé par un Premier ministre intérimaire en attendant les élections de dimanche, parie sur un mode de scrutin différent qui accorde cette fois-ci au parti vainqueur une prime de jusqu'à 50 sièges.

L'ancien étudiant d'Harvard a cherché ces derniers jours à remobiliser les foules qui, par lassitude, pourraient être tentées de ne se pas se déplacer dans les bureaux de vote.

Autre inquiétude éventuelle pour le camp conservateur: l'émiettement des voix à l'extrême droite où deux à trois petits partis pourraient envoyer des députés siéger en dépassant le seuil des 3%. Or le nombre de partis représentés au parlement aura arithmétiquement des répercussions sur le nombre de sièges qu'obtiendra la ND.

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