L’ancien vice-président du Parlement a été interpellé par des hommes armés à Caracas, peu après sa sortie de prison. Le gouvernement invoque le non-respect des conditions de sa libération. L’opposition dénonce une nouvelle répression politique.
Libéré dimanche après plus de huit mois d'emprisonnement, l'opposant vénézuélien Juan Pablo Guanipa, a été de nouveau arrêté à Caracas, moins de 12 heures après sa sortie.
Dimanche vers minuit, dans le quartier résidentiel de Los Chorros à Caracas, un groupe d'au moins dix hommes lourdement armés et en civil a intercepté l'ancien député, selon son fils, qui a dénoncé "un enlèvement" sur X.
La prix Nobel de la Paix, Maria Corina Machado, proche alliée de Juan Pablo Guanipa a précisé, également sur X, que des hommes armés étaient entrés de force dans sa résidence et l'avaient forcé à monter dans un véhicule. L'opposante a exigé sa libération immédiate.
Figure de proue de l'opposition, Juan Pablo Guanipa avait été libéré de prison le 8 février, dans le cadre des libérations de détenus politiques impulsées par le gouvernement intérimaire. Cette initiative intervient dans un contexte de forte pression internationale sur le Venezuela depuis la capture en janvier du président Nicolás Maduro par les États‑Unis.
Les organisations de défense des droits de l’Homme dénoncent depuis longtemps l’usage des détentions pour museler la dissidence au Venezuela. Le gouvernement, dirigé par Delcy Rodríguez depuis la capture de Nicolás Maduro le 3 janvier, affirme que de nombreux libérés étaient accusés de conspiration ou de terrorisme, des accusations que l’opposition juge infondées.