La présence du président américain au Madison Square Garden a entraîné la prise de mesures de sécurité très strictes, qui ont été très largement critiquées par les fans et les adversaires politiques de Donald Trump.
Une humiliation. Ce lundi 8 juin, Donald Trump a été très fortement hué lors du match 3 des Finales NBA, au Madison Square Garden, à New York. Les spectateurs ont conspué à plusieurs reprises le président américain, qui suivait la rencontre depuis une loge très sécurisée.
Sa présence a entraîné la prise des mesures de sécurité ultra-renforcées dans l'enceinte new-yorkaise. Les personnes sans billet étaient interdites d'approcher du stade. Les autorités ont également proscrit les retransmissions en plein air au pied de la salle de Manhattan, contrairement aux deux premiers matches de cette série entre les Knicks et les San Antonio Spurs, qui avaient attiré des foules en liesse.
Les autorités ont exhorté les détenteurs de billets à arriver au moins deux heures avant le coup d’envoi prévu à 20 h 30 afin de passer des contrôles de sécurité dignes d’un aéroport. Les sacs étaient interdits à l’intérieur.
"Le message est simple : fêtez les Knicks, mais évitez le secteur du Madison Square Garden ce soir si vous n’avez pas de billet pour le match", avait déclaré en conférence de presse la commissaire de la police de New York, Jessica Tisch.
Avant la rencontre, des journalistes ont constaté l’installation d’une barrière de trois mètres de haut autour de certaines parties du Madison Square Garden et la présence massive d’agents du Secret Service chargés de protéger le président américain.
Ces agents, dont certains lourdement armés, étaient épaulés par des centaines de policiers du NYPD, tandis que la foule se rassemblait dans les rues adjacentes et dans les espaces de retransmission publics ailleurs dans la ville.
« Laissez-nous tranquilles »
Des New-Yorkais et des élus démocrates ont reproché à Donald Trump les désagréments causés par sa venue. "Alors que New York vit l’un de ses plus beaux moments depuis des décennies, [Donald Trump] ramène tout à lui. Donald Trump doit NOUS LAISSER TRANQUILLES ! Il n’est pas le bienvenu ici", a écrit, sur X, le chef de la minorité au Sénat, Chuck Schumer.
Au passage du convoi de Donald Trump vers le Madison Square Garden, certains manifestants brandissaient des pancartes avec l’inscription "Trump doit partir".
Anthony Pulley, 43 ans, supporter des Knicks, a confié à l’agence AFP qu’il appréciait la venue de Donald Trump au match, même s’il jugeait les perturbations agaçantes. "Franchement, c’est nul. Je pense que ça a vraiment gâché toutes les soirées de retransmission. Mais c’est plutôt cool qu’il veuille venir et en faire partie", a-t-il déclaré.
Protéger le président
Le prix des billets pour le match de lundi était hors de portée de la plupart des New-Yorkais, mais la salle qui se présente comme "l’arène la plus célèbre du monde" affichait tout de même complet, avec des célébrités en bord de terrain.
Parmi les spectateurs figurait le maire de New York, Zohran Mamdani, qui a indiqué aux journalistes avoir payé près de 1 000 dollars (environ 866 euros) pour ses places.
Le Secret Service a déployé des technologies anti-drones dans le cadre de son dispositif de protection du dirigeant américain, qui a été la cible présumée de trois tentatives d’assassinat en moins de deux ans.
Donald Trump, supporter de longue date des Knicks et natif de New York, s’était rendu pour la dernière fois au Madison Square Garden en novembre 2024 pour assister à un combat de l’UFC après sa victoire électorale. Il y avait auparavant tenu un meeting de campagne.
"La priorité du Secret Service est claire : faire en sorte que tous ceux qui assistent au match puissent en profiter et le vivre en toute sécurité, tout en assumant notre responsabilité de protéger le président des États-Unis", a déclaré à la presse l’agent spécial Matt McCool.
Parallèlement, la police a minimisé les craintes liées à la sécurité globale après une attaque au couteau dimanche qui a fait six blessés à Penn Station, la gare située sous la salle. Les médias américains décrivent le suspect, un homme, comme psychologiquement perturbé, sans lien avec le terrorisme.
Les Spurs se sont imposés de justesse 115 à 111 grâce à un grand Victor Wembanyama réduisant l’avance des New-Yorkais à 2 victoires à 1 dans cette finale qui se joue au meilleur des sept matches.