Keiko Fujimori devient la première femme à présider le Pérou et marque le retour du fujimorisme au pouvoir, 26 ans après, en présence du roi Felipe VI à Lima.
Keiko Fujimori a pris mardi la présidence du Pérou pour le mandat 2026-2031, devenant ainsi la première femme élue cheffe de l'État du pays et signant le retour du fujimorisme au pouvoir, 26 ans après le départ de son père, Alberto Fujimori.
La dirigeante de Fuerza Popular accède au pouvoir après sa courte victoire, avec moins de 50 000 voix d'avance, face au candidat de gauche Roberto Sánchez lors du second tour de l'élection présidentielle, dans un pays qui enchaîne son neuvième changement de gouvernement en une décennie.
Dans la journée, Fujimori prononcera son premier discours en tant que présidente, d'une durée prévue de 45 minutes à une heure, et annoncera officiellement la composition de son Conseil des ministres. En outre, "au moins six annonces concrètes" sont attendues pendant son intervention devant le Congrès.
Avant de prêter serment, Fujimori a reçu les chefs d'État présents à la cérémonie au palais Tagle. Parmi les principaux noms figuraient le vice-président Luis Galarreta comme Premier ministre, l'économiste Elmer Cuba à la tête du ministère de l'Économie et le journaliste, ancien candidat à la présidence, Carlos Espá comme ministre des Affaires étrangères.
La cérémonie d'investiture réunit à Lima une dizaine de chefs d'État et de gouvernement, dont le roi Felipe VI, ainsi que des représentants des États-Unis et de plusieurs pays latino-américains. Forte d'une majorité parlementaire, Fujimori entame un mandat qu'elle espère mener à terme sur les cinq ans de la législature, ce qu'aucun de ses prédécesseurs récents n'a réussi.