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Les États-Unis arrêtent 18 suspects liés à l'assassinat du président haïtien Jovenel Moïse en 2021

Le président haïtien Jovenel Moïse arrive pour une interview chez lui à Pétion-Ville le 7 février 2020
Le président haïtien Jovenel Moïse arrive pour une interview chez lui à Pétion-Ville, 7 février 2020 Tous droits réservés  AP Photo
Tous droits réservés AP Photo
Par Gavin Blackburn
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Jovenel Moïse a été abattu le 7 juillet 2021 à son domicile par un groupe d'environ 20 mercenaires colombiens. Sa garde rapprochée n'est pas intervenue pour le protéger.

Dix-huit suspects dans l'assassinat du président haïtien Jovenel Moïse en 2021 ont été transférés en Floride pour y être jugés, ont indiqué dimanche des responsables américains.

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Âgé de 53 ans, Moïse a été abattu le 7 juillet 2021 dans sa résidence privée par un groupe d'environ 20 mercenaires colombiens ayant reçu une formation militaire. Sa garde rapprochée n'est pas intervenue pour le protéger.

"Les arrestations internationales menées aujourd'hui sur plusieurs sites soulignent l'engagement constant du FBI à traduire en justice tous les participants à ce complot", a déclaré sur X l'agent spécial du FBI Brett Skiles.

Dans le même message, le procureur fédéral Jason Reding Quinones a indiqué : "18 personnes transportées par avion militaire depuis Haïti pour être jugées par la justice américaine dans le district sud de la Floride".

"Cinq ans plus tard, nous continuons à présenter des prévenus devant les tribunaux américains, et nous n'avons pas terminé", a écrit Quinones, ajoutant que 30 suspects ont jusqu'à présent été inculpés dans le cadre de cet assassinat.

Parmi les personnes extradées figure un des principaux suspects de l'enquête, Joseph Felix Badio, ancien responsable de la lutte anticorruption au ministère haïtien de la Justice, ont indiqué à l'Agence France Presse des sources gouvernementales et policières haïtiennes.

Des personnes en deuil devant un portrait du président haïtien Jovenel Moïse, assassiné, lors d'une cérémonie commémorative à l'église catholique Notre Dame d'Haiti à Miami, le 22 juillet 2021
Des personnes en deuil devant un portrait du président haïtien Jovenel Moïse, assassiné, lors d'une cérémonie commémorative à l'église catholique Notre Dame d'Haiti à Miami, le 22 juillet 2021 AP Photo

Les autres sont des mercenaires colombiens, selon les mêmes sources.

Le ministère colombien des Affaires étrangères a publié dimanche un communiqué dans lequel il affirme suivre de près "le transfert de 17 citoyens colombiens de la République d'Haïti vers les États-Unis".

Il précise que Bogotá "n'est pas intervenue dans la décision ni dans le processus ayant conduit au transfert de ses citoyens vers les États-Unis, une question qui relève de la compétence des autorités des pays concernés".

En mai, quatre hommes ont été reconnus coupables par un tribunal fédéral de Miami de complot en vue de tuer ou d'enlever Moïse, de complot en vue de fournir un soutien matériel et d'avoir violé la Neutrality Act américaine afin de mener une opération militaire illicite à l'étranger.

Ces hommes encourent des peines pouvant aller jusqu'à la prison à vie.

Les quatre étaient liés à CTU, une société privée de sécurité basée en Floride, et ont été attirés dans ce complot par la perspective d'obtenir des contrats lucratifs en cas de destitution de Moïse, selon les procureurs fédéraux.

Onze personnes ont déjà été inculpées en lien avec cet assassinat devant des tribunaux américains, qui sont compétents pour les complots ourdis sur le sol américain.

Des Colombiens suspectés et accusés d'implication dans l'assassinat en 2021 du président haïtien Jovenel Moïse, au tribunal de Port-au-Prince, le 20 janvier 2025
Des Colombiens suspectés et accusés d'implication dans l'assassinat en 2021 du président haïtien Jovenel Moïse, au tribunal de Port-au-Prince, le 20 janvier 2025 AP Photo

Depuis l'assassinat de Moïse, Haïti a sombré dans un chaos encore plus profond et n'a actuellement plus de président.

Le pays se prépare à organiser, le 13 décembre, sa première élection présidentielle et législative depuis 2016, ainsi qu'un référendum sur la Constitution, si les conditions de sécurité le permettent.

Les gangs contrôlent environ 80 % de la capitale, Port-au-Prince, et des crimes violents tels que les enlèvements contre rançon, les vols à main armée et les car-jackings ravagent ce pays appauvri.

Une force armée soutenue par les Nations unies, chargée d'aider la police locale à lutter contre les gangs, ne sera pas pleinement opérationnelle d'ici octobre comme prévu, a indiqué son porte-parole au début du mois.

Sources additionnelles • AFP

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