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La Tchéquie plafonne les marges sur le carburant et réduit la taxe sur le diesel

Archives - Vue du dépôt central de pétrole près de Nelahozeves, en République tchèque, mardi 14 janvier 2025.
Photo d'archive - Vue du dépôt central de pétrole près de Nelahozeves, en République tchèque, mardi 14 janvier 2025. Tous droits réservés  AP Photo/Petr David Josek
Tous droits réservés AP Photo/Petr David Josek
Par Doloresz Katanich avec AFP
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Tchéquie : plafonnement des marges des distributeurs de carburant, baisse de la taxe sur le diesel et impôt sur les surprofits des raffineurs.

Le gouvernement tchèque a annoncé lundi qu'il allait plafonner les marges des distributeurs de carburant, réduire les droits d'accise sur le gazole et instaurer une taxe temporaire sur les raffineurs, alors que les prix continuent d'augmenter en raison de la guerre au Moyen-Orient.

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La Tchéquie rejoint d'autres pays européens, dont l'Allemagne, la Croatie, la Roumanie et l'Italie, qui ont récemment annoncé ou prolongé des dispositifs de plafonnement des prix des carburants et des baisses de taxes, alors que les gouvernements européens cherchent à protéger les automobilistes contre des prix des carburants, qui ont atteint des niveaux record dans l'Union européenne (UE) la semaine dernière.

En Tchéquie, il s'agit de la deuxième mesure de ce type prise cette année par le gouvernement du Premier ministre Andrej Babiš, après des contrôles des prix et une baisse des droits sur le gazole introduits en avril. Les précédents plafonds de prix ont expiré le 19 juillet.

Depuis que les États-Unis et Israël sont entrés en guerre contre l'Iran il y a près de sept mois, les prix du pétrole et des carburants ont fortement augmenté.

L'Iran a restreint le trafic dans le détroit d'Ormuz, perturbant les exportations de brut en provenance du Golfe.

"Le gouvernement a approuvé une proposition visant à reprendre la régulation des prix des carburants à partir du 1er octobre", a déclaré la ministre tchèque des Finances, Alena Schillerová.

"Dans le même temps, nous réduisons les droits d'accise sur le gazole au minimum autorisé par les règles de l'Union européenne", a-t-elle ajouté.

Le prix moyen payé pour l'essence et le gazole avec les cartes carburant CCS a atteint 44,21 couronnes tchèques (1,81 €) le litre en août, contre 34,49 couronnes (1,41 €) en août 2025, selon l'entreprise de paiements. À titre de comparaison, le prix moyen de l'essence dans l'UE a atteint un record de 2,06 € le litre la semaine dernière, tandis que le gazole est monté à 2,16 €.

Comment vont fonctionner les contrôles des prix ?

Le ministère des Finances publiera chaque jour ouvré les prix maximum de l'essence et du gazole pour le lendemain.

Le ministère plafonnera les marges bénéficiaires des stations-service à 2,5 couronnes (0,10 €) le litre. Le gouvernement réduira aussi les droits d'accise sur le gazole de 9,95 couronnes (0,41 €) à environ 8 couronnes (0,33 €) le litre pour le mois d'octobre.

Une fois prise en compte la baisse correspondante de TVA, le ministère estime que cela réduira le prix à la pompe de 2,35 couronnes (0,10 €) le litre.

Le gouvernement a également approuvé un prélèvement temporaire sur les raffineurs qui profitent de marges plus élevées.

Ce prélèvement s'appliquera en 2026 et 2027 et imposera un impôt de 50 % sur l'augmentation des marges brutes des raffineurs par rapport à 2025. Les marges brutes de raffinage mesurent, dans les grandes lignes, la différence entre le coût du pétrole brut et la valeur des carburants produits à partir de celui-ci.

Que font les autres pays européens ?

Plusieurs gouvernements européens ont mis en place des mesures, notamment des baisses de taxes, des subventions et des contrôles des prix, pour répondre à la hausse du coût des carburants. Parmi les pays qui appliquent depuis plus longtemps des réductions de taxes sur les carburants ou de droits d'accise figurent l'Espagne, l'Irlande, Chypre et le Portugal. À Malte, le gouvernement subventionne directement le carburant pour maintenir des prix stables à la pompe. D'autres pays proposent une aide plus ciblée, comme la Hongrie, où les propriétaires de voitures diesel éligibles recevront des versements mensuels de 5 000 forints jusqu'en décembre.

Les prix élevés ont également déclenché des manifestations dans certains pays et accentué les pressions inflationnistes.

La Banque centrale européenne (BCE), qui a relevé son taux directeur à 2,5 % en septembre, a averti que des prix élevés de l'énergie restent un risque pour l'économie européenne. Selon la déclaration de politique monétaire de la BCE, publiée le 10 septembre : "Une nouvelle perturbation des approvisionnements énergétiques pourrait entraîner une hausse des prix de l'énergie plus forte et plus durable qu'actuellement prévu".

Des experts de la BCE ont indiqué à Euronews Business que la fin du conflit au Moyen-Orient et le rétablissement des flux d'énergie et de raffinage seraient essentiels pour faire baisser les prix, et qu'une telle normalisation pourrait rapidement faire reculer les prix du pétrole brut et, par conséquent, les prix des carburants pour les particuliers. Ils ont toutefois averti que des perturbations de la capacité de raffinage russe pourraient maintenir des marges élevées même si le conflit au Moyen-Orient était résolu.

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