Les dernières frappes russes sur l’Ukraine ont fait au moins quatre morts. Kyiv dit avoir touché la raffinerie d’Ilsky, située dans la région de Krasnodar, dans le sud de la Russie.
Au moins quatre personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées dans des frappes russes menées à travers l'Ukraine ces dernières heures, selon les autorités locales.
Dans l'oblast de Zaporijjia, dans le sud-est de l'Ukraine, deux femmes sont mortes et sept personnes ont été blessées après des attaques contre la région, a indiqué samedi matin le gouverneur régional Ivan Fedorov.
"Au total, 86 signalements de dégâts concernant des infrastructures, des immeubles résidentiels et des véhicules ont été reçus", a-t-il écrit dans un message publié sur Telegram.
Deux hommes sont également morts dans des frappes sur Soumy, selon le maire de la ville. Les attaques russes des dernières heures ont fait au total une vingtaine de blessés.
Le ministère russe de la Défense a revendiqué des frappes contre un centre de données à Kyiv et contre différentes infrastructures dans la région d’Odessa.
Samedi, le ministre ukrainien des Affaires étrangères Andrii Sybiha a indiqué que la Russie avait également mené une attaque en "double frappe" contre un site logistique desservant la chaîne de restauration rapide McDonald's.
"Des attaques incessantes perturbent le quotidien des Ukrainiens, endommagent les entreprises, menacent les emplois et sapent l'investissement international", a-t-il écrit dans un message sur les réseaux sociaux, en partageant aussi des images vidéo semblant montrer les conséquences des frappes.
De son côté, l’Ukraine dit avoir touché la raffinerie d’Ilsky, située dans la région de Krasnodar, dans le sud de la Russie.
Vladimir Poutine dément vouloir attaquer l'Europe
Ces déclarations interviennent alors que le président russe Vladimir Poutine a affirmé à des journalistes à Saint-Pétersbourg que Moscou ne se préparait pas à un conflit avec l'Europe, et ce malgré les mises en garde de responsables européens face à la multiplication des soupçons d'attaques hybrides russes.
"Nous ne nous préparons à aucune forme d'hostilités avec l'Europe", a assuré le dirigeant russe. "Il n'y a aucun véritable motif d'escalader la situation avec l'Europe, quoi que dise qui que ce soit, y compris dans les États baltes".
Situés sur le flanc oriental de l'OTAN, l'Estonie, la Lettonie et la Lituanie sont particulièrement vulnérables aux menaces de sécurité découlant de l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par Moscou. Ces derniers mois, les trois États baltes ont enregistré une hausse rapide des incursions de drones et des incidents liés, ce qui ravive les inquiétudes concernant la sécurité de l'espace aérien et pousse Bruxelles à intensifier ses efforts pour coordonner la réponse européenne.