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Blocus des lycées : le ministre de l'Education nationale dénonce des "violences inqualifiables"

Des élèves participent à une manifestation, à Paris, mardi 29 septembre 2026.
Des élèves participent à une manifestation, à Paris, mardi 29 septembre 2026. -  Tous droits réservés  (AP Photo/Teresa Suarez)
Tous droits réservés (AP Photo/Teresa Suarez)
Par Etienne Paponaud avec AFP
Publié le •Mis à jour
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Édouard Geffray a annoncé que dix membres du personnel éducatif et plusieurs élèves ont été blessés mardi lors d'une nouvelle journée de mobilisation. L'intérieur évoque de son côté 440 interpellations.

Après une nouvelle journée de mobilisation lycéenne marquée par plusieurs incidents, dont des heurts entre lycéens et forces de l'ordre, le ministre de l'Education nationale, Edouard Geffray, a dénoncé mardi 29 septembre des "violences inqualifiables", déplorant "au moins 10 personnels" et "plusieurs élèves blessés", dont un enseignant "frappé" et un proviseur "blessé par un tir de mortier".

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"Les poursuites judiciaires contre ces agissements sont engagées. Ces violences sont inqualifiables (..) Les légitimer ou appeler, dans ce contexte, à étendre les blocages, c'est mettre en danger nos élèves comme les agents publics. C'est irresponsable".

Mardi soir, Laurent Nuñez a dressé le bilan de la nouvelle journée de mobilisation dans les lycées : "il y a eu 440 interpellations", principalement des mineurs, a annoncé le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, sur BFMTV.

Un lycéen blessé au visage après le tir d'un projectile par un policer

L'émotion monte après l'hospitalisation d'un adolescent de 14 ans lundi après une altercation avec des policiers aux abords du lycée professionnel Château d'Epluches de Saint-Ouen-l'Aumône, en région parisienne.

Alors qu'un blocage y était organisé, un lycéen a été blessé au visage par le tir d'un projectile effectué par un policier. Le jeune homme a été transporté au centre hospitalier de Pontoise et une enquête a été ouverte par l'IGPN, la police des polices. Depuis, les réactions d'indignation se multiplient.

"Je ne crois pas du tout" que "l'action des policiers" soit disproportionnée, a déclaré le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez lundi. "Chaque fois qu'il y a eu des incidents, il y a eu des interventions de police. Chaque fois qu'il y a eu des interventions, elles étaient justifiées", assure le ministre.

"J'appelle le gouvernement à entendre la colère des lycéens et cesser d'envoyer des policiers face aux jeunes qui se mobilisent. (...) C'est au ministère de l'Education nationale de gérer la mobilisation des lycéens, pas au ministre de l'Intérieur", a de son côté exhorté Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT.

L'Union syndicale lycéenne demande au ministère de l'Education nationale de "recevoir au plus vite" les représentants du mouvement et appelle à "une reconduction des mouvements le jeudi 1er octobre".

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