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Les prix du pétrole montent, la vente massive d'obligations secoue les marchés mondiaux

Photo d'archives - Trader Robert Charmak travaille sur le parquet de la Bourse de New York, à New York, vendredi 21 août 2026.
Photo d'archives - Le trader Robert Charmak travaille sur le parquet de la Bourse de New York, à New York, vendredi 21 août 2026. -  Tous droits réservés  AP Photo/Yuki Iwamura
Tous droits réservés  AP Photo/Yuki Iwamura
Par Doloresz Katanich
Publié le •Mis à jour
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Les prix du pétrole ont encore augmenté mardi, l'incertitude autour des discussions États-Unis–Iran nourrissant les craintes d'inflation. Les rendements des obligations d'État ont atteint un plus haut de plusieurs années, ce qui met les actions sous pression.

Les cours internationaux du pétrole brut ont encore augmenté mardi matin, sur fond d'incertitude autour des discussions entre les États-Unis et l'Iran, alors que l'espoir de rouvrir le détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les expéditions de pétrole, s'estompe.

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L'espoir de voir les tensions au Moyen-Orient s'apaiser a été douché ce week-end lorsque Donald Trump a rejeté l'offre de l'Iran d'une trêve de sept jours.

Des médiateurs travaillent avec les États-Unis et l'Iran à un accord pour mettre fin aux combats et rouvrir le détroit d'Ormuz, ont indiqué des responsables à l'agence Associated Press. Les perturbations du trafic maritime dans ce passage ont affecté le commerce mondial et alimenté l'inflation.

L'Iran propose de rouvrir le détroit si les États-Unis lèvent le blocus des ports iraniens et assouplissent les sanctions, entre autres conditions. Washington affirme que tout accord doit aussi aborder le programme nucléaire iranien. Des responsables expliquent que les deux parties sont en désaccord sur le calendrier des concessions et sur qui doit agir en premier.

Le Brent, référence internationale, a gagné près de 2 % et se négociait au-dessus de 107 dollars le baril mardi matin, bien au-dessus de son prix d'environ 72 dollars le baril fin février, avant la guerre en Iran.

Le brut américain West Texas Intermediate a progressé de 1,8 %, à plus de 94 dollars le baril.

La flambée des prix du pétrole a ravivé les inquiétudes sur l'inflation et les attentes d'une nouvelle hausse des taux d'intérêt de la Réserve fédérale le mois prochain. Les prix des obligations d'État ont reculé en conséquence, ce qui a propulsé les rendements à des niveaux inédits depuis plusieurs années.

Le rendement de référence des bons du Trésor américains à 10 ans a dépassé 5,27 % lundi, son plus haut niveau depuis 19 ans, après une hausse de près d'un demi-point de pourcentage au cours du mois de septembre. Les rendements augmentent lorsque le prix des obligations baisse, et la vague de ventes observée ce mois-ci est la plus forte depuis deux ans.

Le rendement américain à deux ans a encore davantage augmenté, gagnant plus de 0,57 point de pourcentage ce mois-ci pour frôler 5 %. En Europe, le rendement de référence des obligations allemandes à 10 ans a atteint 3,62 %, son plus haut niveau depuis juin 2009.

Les rendements des obligations d'État contribuent à fixer les coûts d'emprunt dans l'ensemble de l'économie, des prêts immobiliers aux financements d'entreprise. Quand les rendements augmentent, les États, les entreprises et les ménages doivent faire face à des coûts plus élevés, tandis que les actions peuvent devenir moins attractives pour les investisseurs.

Au Japon, une adjudication d'obligations d'État à 40 ans a suscité sa plus forte demande depuis 2020, des rendements relativement élevés attirant les investisseurs, selon Bloomberg.

Les marchés boursiers ont également souffert, après la baisse lundi des trois principaux indices de Wall Street.

En Europe, l'ouverture des marchés mardi a traduit une réaction contrastée.

L'Euro Stoxx 50 est resté quasi stable en début de séance, tandis que l'indice paneuropéen plus large Stoxx 600 gagnait 0,2 %.

Le FTSE 100 britannique, le FTSE MIB italien, l'IBEX 35 espagnol et l'AEX néerlandais évoluaient tous entre 0,1 % et 0,2 % au-dessus de leur clôture de lundi.

En revanche, le CAC 40 français et le DAX 30 allemand reculaient d'environ 0,5 %.

En Asie, l'indice Nikkei 225 japonais a perdu 1,3 %, le Kospi sud-coréen a cédé 0,9 % et le Hang Seng de Hong Kong a reculé de 0,6 %. Les actions Shein cotées à Hong Kong ont chuté de 11,7 % après que le détaillant en ligne a fait état d'une baisse de 67 % de son bénéfice net trimestriel ajusté sur un an.

L'indice Shanghai Composite a peu évolué après un article publié tard lundi par l'agence officielle chinoise Xinhua, selon lequel le Conseil d'État avait discuté de moyens de rendre la politique économique plus efficace.

En Australie, l'indice S&P/ASX 200 reculait de plus de 0,1 % en début de matinée en Europe.

La banque centrale australienne a relevé son taux directeur de 0,25 point de pourcentage, à 4,6 %, mardi, un plus haut depuis 15 ans, alors que la hausse des prix du pétrole alimentait l'inflation. La Reserve Bank a indiqué que la progression du coût des carburants tirait les prix à la hausse dans l'ensemble de l'économie, tandis que la croissance et l'inflation s'étaient révélées plus fortes que prévu.

Le dollar américain a légèrement progressé, à 157,42 yens japonais contre 157,39 yens. L'euro est revenu à 1,1362 dollar, contre 1,1371 dollar.

Le cours de l'or est resté proche de 4 160 dollars après sa forte baisse de lundi, les anticipations de nouvelles hausses de taux pesant sur ce métal qui ne verse aucun intérêt.

Les investisseurs attendent aussi cette semaine des données clés sur l'inflation et l'emploi aux États-Unis, susceptibles d'influencer la prochaine décision de la Fed. Les marchés intègrent une nouvelle hausse de taux à la fin du mois d'octobre.

Sources additionnelles • AP

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