Ce déblocage des stocks de diesel et de pétrole brut sera mené "sous la coordination de l'Agence internationale de l'énergie", a déclaré le président à l'issue d'une réunion du G7.
Ouvrir les vannes pour tenter de freiner la flambée des prix des carburants. Ce vendredi, Emmanuel Macron a annoncé que les dirigeants des pays du G7 avaient accepté, lors d’une réunion en visioconférence, de libérer "jusqu’à 100 millions de barils" de "diesel et pétrole brut", "dans les quatre mois", afin de "faire baisser les prix" des carburants.
"On a décidé de relâcher les stocks stratégiques de diesel et de pétrole brut sous la coordination de l’Agence internationale de l’énergie", a déclaré le président français.
"Nous avons acté qu’il n’y aurait pas de limitation, d’interdiction d’export entre les membres du G7", a-t-il également précisé. Emmanuel macron a également souligné que Donald Trump, qui avait menacé de réduire celles de gaz américain, avait aussi été "très clair sur ce point".
En parallèle, le président américain a affirmé que "l’Europe venait d’accepter de mettre sur le marché une quantité massive de son gazole abondamment stocké," via un message sur son réseau Truth Social. "Le processus va commencer immédiatement", a assuré le locataire de la Maison Blanche.
Des stocks "substantiels" de gazole bientôt sur le marché dans les 20
Dans le contexte de la flambée des prix des carburants en grande partie imputable à la guerre Moyen-Orient, le G7 cherche à soulager le marché mondial. Ses dirigeants ont annoncé mettre des stocks "substantiels" de gazole sur le marché dans les 20 prochains jours.
L'idée d'un déblocage des stocks a été évoquée lors d'une réunion entre la Commission européenne et les pays de l'UE vendredi matin, peu après que le président français Emmanuel Macron a discuté de la situation énergétique mondiale avec le président des États-Unis Donald Trump.
Avant même sa tenue, l'annonce de la réunion du G7 a eu un effet positif sur les prix du pétrole, en recul ce vendredi. Aux alentours de 14H GMT (16H à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord perdait 1,98% à 100,28 dollars. Son équivalent américain, le West Texas Intermediate baissait lui de 2,93% à 90,15 dollars, après avoir chuté de plus de 5% à 88,06 dollars.
Malgré cette baisse du jour, la situation tendue autour des carburants a fait naître des tensions. Les États-Unis ont ainsi menacé d'interdire leurs exportations de carburants vers l'UE si les pays européens ne libéraient pas leurs réserves. Une proposition à laquelle l'Union européenne s'est "catégoriquement" opposée vendredi après-midi.
Emmanuel Macron avait qualifié une éventuelle interdiction américaine des exportations de diesel de "catastrophique", la France figurant parmi les pays les plus exposés.