Une mesure prise alors que le site utilisé par l'armée américaine pour lancer des frappes contre l’Iran, fait l'objet d'une enquête antiterroriste.
Les États-Unis ont confirmé dimanche avoir retiré tous les bombardiers B-1 de la base aérienne britannique de Fairford. Le site, utilisé par l'armée américaine pour lancer des frappes contre l’Iran, fait l'objet d'une enquête antiterroriste.
Le mois dernier, la police est intervenue sur les lieux après avoir été alertée par un agriculteur local de la présence, à proximité, de plusieurs hommes à bord de trois fourgonnettes, se livrant à des activités qualifiées de "suspectes".
Un vaste périmètre avait été bouclé et des dizaines de foyers situés à proximité de la base avaient été évacués.
Les enquêteurs n’ont découvert aucun explosif dans les fourgonnettes, mais y ont retrouvé une "certaine quantité d’essence", selon la police antiterroriste.
Dans un communiqué publié dimanche, un responsable du Pentagone a déclaré : "Nous pouvons désormais confirmer que tous les bombardiers américains déployés sur RAF Fairford ont été redéployés vers leurs bases d'attache aux États-Unis". Le communiqué précise que "les impératifs de sécurité opérationnelle nous ont empêchés de confirmer en temps réel les mouvements de nos moyens et de nos forces".
Le Premier ministre britannique Andy Burnham a déclaré qu'il existait "de forts indices laissant penser que l'Iran a joué un rôle" dans l'incident. Une accusation rejetée par Téhéran.
Six Britanniques résidant à Londres, dont un ressortissant irano-britannique, ont été arrêtés dans le cadre de cette affaire, avant d'être remis en liberté sous caution, dans l’attente d’une enquête plus approfondie.
Les bombardiers B-1 étaient stationnés sur la base de Fairford depuis mars dernier. Keir Starmer, alors Premier ministre, avait autorisé les États-Unis à utiliser le site pour mener "des opérations défensives spécifiques en Iran".