Suite à des incidents, le lycée Vauquelin de Paris est fermé pour la journée. La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a de son côté annoncé que le projet de loi "casseurs-payeurs" serait examiné au Sénat le 27 octobre.
Alors que l'Union syndicale lycéenne appelle à une grande journée d'action mardi, des incidents ont été signalés lundi matin. Notamment devant le lycée Vauquelin, dans le 13e arrondissement de Paris, où "une dizaine de jeunes cagoulés et masqués sont arrivés vers la porte d'entrée", selon la proviseure Carole Zerbib.Ils "ont ramené des poubelles et des choses inflammables" devant la porte, puis y ont mis le feu, a-t-elle expliqué sur BFMTV.
En conséquence, le lycée va rester fermer pour la journée. "Ce sont des actes criminels qui tombent sous le coup de la loi et qui doivent être réprimés de la plus dure des façons", a dénonce Jean-Didier Berger, le ministre délégué auprès du ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez.
Des actions et des tensions ont aussi été rapportées devant les établissements de la capitale Voltaire, Sophie-Germainet Turgot, tout comme à Lyon ou à Lille. "Une quarantaine de sites d'enseignement supérieur" devraient aussi être perturbés, selon le ministre de l'Enseignement supérieur Philippe Baptiste, qui s'est exprimé sur Sud Radio.
En fin de matinée, 413 établissements avaient fait ou faisaient toujours "l’objet d’actions ou de perturbations depuis le début de la journée", selon le ministère de l'Éducation nationale. Soit une baisse de 27 % par rapport à vendredi à la même heure, mais avec 40 % d'établissements qui n'étaient pas concernés jusqu'à présent.
Projet de loi "casseurs-payeurs"
Face aux violences constatées ces derniers jours, la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a annoncé sur CNews que le projet de loi "casseurs-payeurs" serait examiné au Sénat le 27 octobre. "Il permettra d'aller prélever dans les prestations familiales (…) pour des dégradations commises par des majeurs ou des mineurs" et "d'engager une forme de responsabilité collective", a-t-elle indiqué.
Mathilde Panot, présidente du groupe LFI à l'Assemblée nationale, estime sur franceinfo qu'"il n'y a pas de réponse politique" aux revendications des lycéens, seulement "une réponse policière".
La journée de mobilisation de mardi, appelée "acte III", est soutenue par une vaste intersyndicale de l'Éducation nationale. Le Parti socialiste (PS) appelle lui aussi à être "aux côtés des lycéennes et des lycéens."