Selon le Nikkei, cette installation pourrait être la première au Japon créée par une entreprise de défense étrangère pour entretenir du matériel militaire et en soutenir l'exploitation.
Le groupe français de défense Thales SA va créer au Japon une base de maintenance et de soutien opérationnel pour des équipements militaires, a indiqué Nikkei lundi, mais ni la date d'ouverture ni le lieu n'ont encore été dévoilés.
Le président-directeur général Patrice Caine a déclaré au quotidien économique Nikkei que cette base "marquera une étape importante vers l'engagement de long terme de Thales au Japon".
Selon le journal, cette installation pourrait être la première au Japon mise en place par une entreprise de défense étrangère pour assurer la maintenance d'équipements militaires et leur soutien opérationnel.
Selon Nikkei, cette nouvelle base de maintenance vérifiera l'état des équipements militaires et diagnostiquera les pannes. Dans un premier temps, elle se concentrera sur les équipements de la Force maritime d'autodéfense, avec l'objectif d'étendre ensuite ses activités aux Forces terrestre et aérienne d'autodéfense.
Patrice Caine a cité des technologies comme le radar et le sonar parmi les domaines possibles de coopération avec le Japon, en expliquant qu'il espère "apporter un soutien dans les domaines où Thales dispose d'un avantage en termes de performances".
Le journal ajoute que les activités de l'installation pourraient aussi, à l'avenir, s'étendre à des équipements civils.
Ces informations interviennent alors que la Première ministre Sanae Takaichi poursuit la hausse des dépenses de défense, sur fond d'inquiétudes liées à la rapide montée en puissance militaire de la Chine et aux programmes d'armement de la Corée du Nord.
Parallèlement à ses projets de maintenance, Thales développe aussi la production locale. Selon Nikkei, le groupe va transférer la technologie de son système de mortier lourd 2R2M à Japan Steel Works, qui commencera à le fabriquer au Japon en 2027.
Thales fournit déjà à Mitsubishi Heavy Industries des sonars pour des véhicules sous-marins utilisés par la Force maritime d'autodéfense du Japon pour détecter les mines.
Le groupe est présent au Japon depuis 1970, avec des activités couvrant la défense, l'aéronautique et la sécurité numérique.
À Paris, le cours de l'action Thales gagnait environ 1,5 % vers la mi-journée lundi.