Elle quitte son rôle d'observatrice pour se rendre ''utile'' à son pays, dénonçant une France en plein "chaos", entre crise de la dette, crise lycéenne "tragique" et "absence totale de perspectives".
La liste des candidats à l'élection présidentielle française de 2027 continue de s'allonger.
Invitée de France Inter ce mercredi 14 octobre, Natacha Polony, journaliste et essayiste de 51 ans, a annoncé se lancer dans la course à l'Élysée, affirmant vouloir "perturber le jeu politique".
"La situation m'oblige"
Ancienne directrice de la rédaction du magazine Marianne, Natacha Polony dénonce une "une perte totale de rang" de la France. Elle défend la souveraineté économique, énergétique et alimentaire et plaide pour une politique de réindustrialisation afin de "recréer de l'activité" et de "faire rentrer de l'argent dans les caisses de l'État".
Se disant attachée à la République et à l'école, elle entend proposer une alternative au clivage politique traditionnel gauche-droite.
Une décision mûrie depuis plusieurs mois
Fin août, elle a lancé son mouvement "Nous sommes la France", destiné à "tous les orphelins de la politique", affirmant vouloir rassembler "celles et ceux qui ne se reconnaissent plus dans l'offre politique actuelle".
Au micro d'Inter, Natacha Polony a revendiqué 60 000 adhérents à son mouvement qui souhaitent "lutter contre le déclin de la France".
Régulièrement qualifiée de "souverainiste", elle rejette cette étiquette, qu'elle décrit comme un "anathème préféré" du "système".
Fin septembre, lors d'un vif débat télévisé avec le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot, Natacha Polony l'a accusé de considérer la France comme un "petit pays". Selon elle, sous Emmanuel Macron, Paris "fantasme" sur l'unité européenne et cherche "à tout prix" à être "le meilleur élève de l'Europe", quitte à sacrifier les intérêts "vitaux" du pays.
Elle cite notamment l'abandon du projet d'avion de combat franco-allemand, ainsi que des arbitrages qu'elle juge défavorables à la France sur la préférence européenne dans le secteur de la défense, alors que l'Allemagne souhaite continuer à acheter des systèmes d'armement américains.
Pléthore de candidats, mais iront-ils tous au bout ?
Outre Natacha Polony, près d'une trentaine de personnalités sont déjà déclarées candidates ou pressenties pour l'élection présidentielle de 2027.
Parmi les principales figures, on retrouve Marine Le Pen pour le Rassemblement national, et Jean-Luc Mélenchon, leader de La France insoumise, ainsi que les anciens Premiers ministres Édouard Philippe et Gabriel Attal.
Au centre-gauche, Raphaël Glucksmann, vainqueur au premier tour de la primaire sociale-démocrate, entend incarner une alternative à la gauche radicale de Jean-Luc Mélenchon.
En embuscade, l'ancien président socialiste François Hollande, Dominique de Villepin, ancien Premier ministre de Jacques Chirac, et Bruno Le Maire, ministre de l'Économie de 2017 à 2024, n'ont pas encore levé le voile sur leurs intentions.
Cette liste reste provisoire : pour pouvoir se présenter officiellement au premier tour de la présidentielle, prévu le 18 avril prochain, les candidats devront recueillir au moins 500 parrainages d'élus.