En liberté sous caution, la star reconvertie en influenceur chrétien et antisystème est arrivé au tribunal mercredi, entouré de nombreux photographes et journalistes vidéo. "Je me sens béni", a-t-il déclaré.
"Un prédateur sexuel", un "manipulateur" et un homme "impitoyable". Tels sont les termes employés par l'accusation pour dépeindre Russell Brand au troisième jour de son procès à Londres.
L'acteur et humoriste britannique est accusé par six femmes de viols et d'agressions sexuelles. Des faits présumés commis entre 1999 et 2009 sur le lieu de travail de certaines victimes, dans les toilettes d’un bar et au domicile de l'accusé.
Autrefois l'une des personnalités les plus en vue de la télévision et de la radio britanniques, Russell Brand s'est fait connaitre du grand public comme présentateur sur MTV, Channel 4 et la BBC, avant de faire son entrée à Hollywood. Réputé pour son humour provocateur et volontiers grivois, l'ex-mari de la chanteuse américaine Katy Perry, s'est depuis reconverti en influenceur chrétien et antisystème.
En liberté sous caution, Brand est arrivé au tribunal mercredi, accueilli par une foule de photographes et de journalistes vidéo. "Je me sens béni", a-t-il déclaré.
"Je me sens, bien sûr, inquiet, mais j'espère que cette procédure aboutira à de bons résultats pour toutes les personnes concernées. C'est ma prière", a-t-il poursuivi.
"J'ai été toxicomane, accro au sexe et idiot, mais je n'ai jamais été un violeur", avait-il affirmé auparavant pour rejeter les accusations.
Le procès, qui suscite un important retentissement médiatique au Royaume-Uni, doit durer au moins six semaines.