Sur son réseau social Truth Social, le président américain a qualifié l'île autonome danoise de "sans égal" pour la sécurité des États-Unis et de l'Europe et a annoncé une "exploration massive" des ressources pétrolières, gazières et minières de ce territoire.
"Notre Groenland". Un territoire "sans égal" pour la sécurité des États-Unis et de l’Europe. C'est en ces termes que Donald Trump a qualifié le territoire autonome danois sur son réseau social Truth Social, annonçant par la même occasion une "exploration massive" des ressources pétrolières, gazières et minières de l'île arctique.
Après avoir menacé de s’emparer par la force de ce territoire, le président américain a conclu le mois dernier un accord de sécurité avec les autorités groenlandaises et danoises, qui selon Washington, lui confère un "contrôle permanent" sur la sécurité de l'île et interdit l'implantation de bases militaires russes et chinoises.
Situé sur la trajectoire la plus courte des missiles entre la Russie et les États-Unis, le Groenland occupe une position hautement stratégique pour le bouclier antimissile "Golden Dome" voulu par Donald Trump.
Le président américain a vanté un avantage "de temps, de position et de ligne de visée comme nulle part ailleurs dans le monde", tant pour attaquer que pour riposter, affirmant que les installations militaires américaines sur place permettront de "neutraliser les drones, les missiles ou toute autre forme d’arme qui n’a même pas encore été imaginée".
Riche en gisements inexploités de terres rares, l'île pourrait également jouer un rôle clé dans l'ouverture de nouvelles routes maritimes favorisée par la fonte des glaces polaires.
En août, des informations de presse sur des opérations préparatoires menées par une compagnie pétrolière américaine dans une région isolée de l'est du Groenland ont inquiété les habitants et les autorités de l'île.