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En direct. Acte II de la colère sociale : Mélenchon exhorte les manifestants à suivre le nouveau tracé parisien

Orléans se prépare à une contre-manifestation alors que la ville accueille le congrès du RN.
Orléans se prépare à une contre-manifestation alors que la ville accueille le congrès du RN. -  Tous droits réservés  AP Photo/Teresa Suarez
Tous droits réservés AP Photo/Teresa Suarez
Par Alexander Kazakevich & Nathan Joubioux
Publié le •Mis à jour
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Après une première journée de mobilisation explosive samedi dernier, les syndicats appellent à nouveau à descendre dans la rue. À Paris, ils se résignent au nouveau parcours, loin du centre, imposé par la préfecture.

La France vit, ce samedi 24 octobre, une nouvelle journée de mobilisations sociales, une semaine après les graves violences qui ont secoué le pays. Plusieurs questions se posent : les interdictions préfectorales et les parcours autorisés, notamment pour les cortèges syndicaux, seront-ils respectés ? Le dispositif de sécurité massif, mobilisant militaires et unités d'élite de la police et de la gendarmerie, suffira-t-il à prévenir de nouveaux affrontements et des pillages, dont les images ont fait le tour du monde, aggravant l’instabilité politique et budgétaire du pays ?

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Alors que plusieurs rassemblements, notamment à Lyon, Nice et Montpellier, sont interdits, tous les regards se tournent vers les cortèges de Paris et de Marseille. Dans la capitale, la gauche est furieuse après le changement de parcours annoncé in extremis par les autorités. Initialement autorisé entre les places de la Bastille et de la Nation, dans l'est parisien, le cortège va finalement être déplacé vers la périphérie. Jean-Luc Mélenchon appelle les manifestants à "se regrouper légalement" porte d'Italie, pour "mettre en échec" les "provocations".

À Orléans, l'attention se porte sur une contre-manifestation, alors que la ville accueille le congrès du Rassemblement national. Le rendez-vous doit notamment consacrer la réélection de Jordan Bardella à la présidence du parti, à la veille du grand meeting de campagne de Marine Le Pen, prévu dimanche.

Des commerces sur le qui-vive

Samedi dernier, quelque 3 000 commerces ont été pillés ou vandalisés, selon un décompte du gouvernement. Alors avant cette nouvelle journée de mobilisation, les commerçants se préparent.

Le responsable d'un supermarché du centre de Paris, pillé le week-end dernier, a indiqué à Euronews sous couvert d'anonymat que toute son équipe restait sur le qui-vive, malgré le renforcement des mesures de sécurité. Il a expliqué que son magasin resterait ouvert dans la matinée et qu'il "évaluerait la situation" plus tard dans la journée.

Nous avons un rideau métallique et nous avons ajouté des panneaux de contreplaqué, mais nous savons que ces rideaux métalliques ont mis environ une minute et demie à être forcés par les manifestants. C'est la même chose pour notre porte électronique. Donc, à moins d'installer un dispositif de sécurité comme ceux des banques, il n'y a pas vraiment de moyen de les arrêter.

Regardez le reportage d'Estelle Nillson-Julien, commentaire de Nathan Joubioux :

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Manifestation à Paris : les organisateurs acceptent le nouveau parcours

Après des tensions sur le tracé, les syndicats se résignent au nouveau parcours, loin du centre, imposé par la préfecture. Le cortège s'élancera à 14 heures de la porte d'Italie vers la porte de Vincennes.

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L'ultragauche pointée du doigt

Le Premier ministre Sébastien Lecornu a prévenu que "le niveau de menace rest(ait) élevé" à la veille de cette nouvelle journée de mobilisation. Il a notamment pointé les risques liés à "l'ultragauche" et à "la délinquance".

Auprès d'Euronews, deux experts soulignent que les violences et les pillages observés sur le terrain ne correspondent pas au mode opératoire des militants de l'ultragauche. Découvrez notre décryptage.

Violences en France : “Voir l’ultragauche derrière les casseurs semble être une erreur”

Après les violences du 17 octobre, le gouvernement a pointé du doigt l’ultragauche. Mais le rôle de ses militants dans les débordements reste à établir. Auprès…

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Plus de 600 contrôles de police réalisés ce matin

Afin de dissuader "ceux qui voudraient venir dans la capitale avec des mauvaises intentions", la préfecture de police de Paris a procédé, ce matin, à 635 contrôles. "De nombreux matériels interdits ont été saisis et plusieurs interpellations ont été réalisées", est-il précisé.

#24octobre | La @prefpolice organise des contrôles massifs notamment dans les gares et les transports en commun pour dissuader ceux qui voudraient venir dans la capitale avec de mauvaises intentions. A l’issue de 635 contrôles, de nombreux matériels interdits ont été saisis et plusieurs interpellations réalisées. Nous serons intransigeants. A cette heure, la situation est calme à Paris.
— Préfecture de Police (@prefpolice) October 24, 2026
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Un premier rassemblement dispersé à Lyon

Un rassemblement d'environ 150 personnes à proximité de l'université Jean Moulin Lyon III qui se trouvait à la limite du périmètre au sein duquel la préfecture du Rhône a interdit tout attroupement samedi, a été dispersé par les forces de l'ordre, a constaté un journaliste de l'Agence France-Presse.

La police a tiré plusieurs grenades lacrymogènes alors que les manifestants tentaient de bloquer la route.

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La France insoumise appelle à se réunir à la porte d'Italie

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Incendie de la mairie de Limoges : les deux suspects en détention

Le parquet de Limoges a annoncé la mise en examen et le placement en détention provisoire des deux suspects dans l'incendie de l'hôtel de ville, survenu en marge de la manifestation du 17 octobre.

Sébastien Lecornu a d'ores et déjà indiqué que l'État apporterait son aide à la reconstruction du bâtiment, inauguré en 1883. Hier, il a assuré qu'il serait reconstruit "à l'identique" et que le contribuable local ne déboursera "pas un euro".

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Paris : le recours contre le nouveau tracé rejeté

Le recours déposé contre le tracé de la préfecture de police de Paris a été rejeté par le tribunal administratif. La seule manifestation autorisée dans la capitale sera donc organisée entre la porte d'Italie et la porte de Vincennes. Elle s'élancera aux alentours de 13 heures.

La préfecture de police, qui avait initialement autorisé un cortège entre les places de la Bastille et de la Nation, plus centrales, a imposé, hier, un nouvel itinéraire pour des raisons de sécurité. Les syndicats avaient dénoncé une décision de dernière minute et accusaient les autorités de "faire peser un risque supplémentaire sur les manifestants".

"Changer les règles à la veille d'une mobilisation, après avoir recueilli l'accord des organisations syndicales, c'est créer les conditions du désordre plutôt que celles de l'apaisement", avait dénoncé l'intersyndicale.

Paris, “acte II” : le changement de parcours de la manifestation met les syndicats en colère

Plusieurs personnalités politiques de gauche dénoncent également le changement de parcours, avec un nouvel itinéraire imposé plus loin du centre-ville que celu…

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Manifestations interdites et couvre-feux dans les Bouches-du-Rhône

Le juge des référés du tribunal administratif de Marseille a confirmé le maintien des différentes mesures de police administrative prises par le préfet des Bouches-du-Rhône, a indiqué le préfet, dans un communiqué.

Toutes les manifestations dans les villes de plus de 10 000 habitants du département sont interdites, sauf dans les villes de Gardanne, Istres, Martigues, Miramas et Tarascon, après la suspension de l'arrêté. "À Marseille, une seule manifestation est autorisée", indique le préfet.

Les couvre-feux instaurés dans les communes de Marseille, Aubagne, Cabriès et des Pennes-Mirabeau ont également été maintenus par le tribunal administratif, est-il précisé dans le communiqué.

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À Orléans, une mobilisation organisée contre le congrès du RN

Jusqu'à 30 000 personnes sont réunies à Orléans ce samedi pour protester contre le Rassemblement national, qui organise son congrès. Jordan Bardella sera réélu à la présidence du parti d'extrême droite, aujourd'hui, avant le lancement de la campagne présidentielle de Marine Le Pen, demain, devant les militants venus de toute la France.

Plusieurs personnalités politiques de gauche et des syndicats sont présents dans la manifestation, qui s'est lancée en milieu de matinée. C'est notamment le cas de Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT. "Le RN est un parti raciste et dangereux. Il n'y a pas pire ennemi pour les travailleurs et les travailleuses que l'extrême droite", a-t-elle affirmé.

Le Premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, a lui voulu rappeler que "la banalisation du racisme est inacceptable". "Le grand remplacement n'est pas un sujet qui peut être discuté comme un autre. [...] La stigmatisation des musulmans est réelle depuis longtemps", a-t-il ajouté, accusant le RN d'être "responsable" d'un "climat délétère, raciste et xénophobe".

Ambiance à Orléans ce matin.

AP Photo/Teresa Suarez

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70 000 forces de l'ordre mobilisées

Bonjour et bienvenue dans ce live consacré à cette deuxième journée de manifestations de ce 24 octobre, en France.

Les lycéens, les gilets jaunes et les syndicats sont attendus pour cet "acte II", partout en France, malgré de nombreuses interdictions de manifester.

Après un premier épisode émaillé de violences et de pillages, les autorités ont renforcé le dispositif de sécurité : 70 000 policiers et gendarmes sont mobilisés ce samedi, et le gouvernement a également fait appel au GIGN, à la BRI et au Raid pour encadrer les manifestants. Des militaires de la force Sentinelle sécuriseront certains bâtiments publics.

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