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Les dirigeants de Finlande et de Norvège appellent Poutine à reprendre les négociations de paix

Président finlandais Alexander Stubb et Premier ministre norvégien Jonas Gahr Støre.
Le président finlandais Alexander Stubb et le Premier ministre norvégien Jonas Gahr Støre. -  Tous droits réservés  AP Photo
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Par Jorge Liboreiro
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Les dirigeants de la Finlande et de la Norvège ont eu un entretien téléphonique avec Vladimir Poutine pour relancer le processus de paix. Cette initiative intervient alors que Bruxelles se prépare à reprendre des contacts en face à face avec la partie russe.

Le président finlandais Alexander Stubb et le Premier ministre norvégien Jonas Gahr Støre ont eu mercredi un entretien téléphonique avec le président russe Vladimir Poutine, signe de la volonté croissante de l'Europe de dialoguer directement avec Moscou pour mettre fin à la guerre en Ukraine.

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Les deux dirigeants ont exhorté Poutine à mettre fin à l'invasion à grande échelle et à engager de véritables négociations en vue d'un règlement stable et pacifique.

"La discussion a été franche et substantielle. Nous sommes des pays voisins de la Russie. L'issue de cette guerre aura un impact direct sur notre sécurité et celle de l'Europe dans son ensemble. Mettre fin à la guerre suppose un dialogue direct", a déclaré Stubb dans un compte rendu.

"La guerre entraîne des coûts humains et matériels énormes. La souffrance et les destructions marqueront des générations. Au cours de l'entretien, nous avons souligné l'importance de la désescalade", a indiqué Støre.

La Norvège et la Finlande comptent parmi les principaux donateurs d'aide militaire à l'Ukraine, un soutien qui, ont-ils dit à Poutine, se poursuivra sans relâche.

La sécurité dans la région de la mer Baltique et dans le Grand Nord a également été évoquée.

Selon le Kremlin, Poutine a déclaré à Stubb et Støre que "la réalisation d'une paix juste et durable n'est possible qu'à condition de prendre pleinement et sans condition en considération les intérêts légitimes de la Fédération de Russie", une formulation qui laisse penser à des exigences maximalistes.

L'appel a été passé à l'initiative des deux dirigeants nordiques. Ensuite, ils ont échangé avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

"Alex et Jonas ont clairement indiqué au dirigeant russe que des mesures concrètes de désescalade sont nécessaires concernant notre énergie et nos infrastructures", a déclaré Zelensky, en les remerciant pour leur soutien diplomatique "actif".

"La Russie doit cesser de faire durer la guerre".

L'entretien a été présenté comme un "suivi" du dernier cycle de pourparlers de paix à Oslo, que Stubb et Støre ont coorganisé. La réunion avait rassemblé des hauts responsables de l'Ukraine, des États-Unis, du Royaume-Uni, de l'Allemagne, de l'Italie, de la Commission européenne et de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN).

La Russie n'y participait pas, mais l'émissaire spécial américain Steve Witkoff s'est rendu à Saint-Pétersbourg pour informer Poutine des conclusions des discussions.

Un nouveau cycle de discussions doit se tenir au début du mois prochain à Abou Dhabi, dans un format similaire à celui d'Oslo, mais avec la participation d'une délégation russe.

Bruxelles a déjà fait savoir qu'elle était prête à voir des responsables européens et russes s'asseoir à la même table, ce qui ne s'est encore jamais produit dans le cadre de ces négociations.

La Commission européenne et le Conseil européen travaillent à mettre sur pied une équipe commune chargée de porter la position de l'Union européenne (UE). Les deux institutions auraient été prévenues à l'avance de l'appel de Stubb et Støre à Poutine.

Les deux dirigeants nordiques ont insisté sur le fait qu'ils n'agissaient pas en tant qu'envoyé spécial européen, un sujet qui divise les pays depuis plus d'un an.

"Stubb et Støre ont passé cet appel en tant que dirigeants de leurs pays respectifs et n'ont pas parlé au nom de l'Europe dans son ensemble", précisait le compte rendu.

Dans un rare signe de désaccord nordique, la Première ministre danoise Mette Frederiksen a rapidement critiqué l'initiative de Stubb et Støre.

"Je ne sais pas ce qu'ils pensent pouvoir obtenir ainsi", a-t-elle déclaré. "Nous avons déjà rappelé clairement au reste de l'Europe, lorsque d'autres sont partis en solo à Moscou, qu'il est important que nous, Européens, restions unis".

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