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"L’Avenir en commun" : Jean-Luc Mélenchon publie son programme avant un grand meeting

Le dirigeant de la gauche française, Jean-Luc Mélenchon, participe à une manifestation contre la hausse du coût de la vie à Paris, le 31 octobre 2026.
Le dirigeant de la gauche française, Jean-Luc Mélenchon, participe à une manifestation contre la hausse du coût de la vie à Paris, 31 octobre 2026. -  Tous droits réservés  AP Photo
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Par Estelle Nilsson-Julien
Publié le
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Le dirigeant du parti d'extrême gauche La France insoumise (LFI) est en deuxième position dans les sondages avant l'élection présidentielle du printemps prochain, selon un sondage réalisé fin octobre.

Candidat à l'élection présidentielle française, Jean-Luc Mélenchon a publié son programme, "L’Avenir en commun", vendredi, la veille d'un grand meeting de campagne organisé près de Paris par son parti de gauche radicale La France insoumise (LFI).

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Jean-Luc Mélenchon est actuellement crédité de 17,6 % des intentions de vote, ce qui le place en deuxième position derrière la candidate d'extrême droite du Rassemblement national (RN), Marine Le Pen, donnée à 36 %, selon un sondage IFOP réalisé pour la chaîne LCI du 27 au 29 octobre.

Sur la question européenne, le programme de LFI défend la suppression des règles et réglementations qui ne sont pas jugées conformes aux intérêts français, y compris celles relatives au pacte migratoire de l'UE et à la défense européenne.

Le parti de Jean-Luc Mélenchon a également demandé de réduire d'environ 9 milliards d'euros la contribution nette de la France au budget de l'UE, une proposition réitérée en octobre par le responsable des questions financières du parti, Eric Coquerel.

Cette ligne eurosceptique présente certains parallèles avec celle du RN, qui a promis d'abroger un certain nombre de règles et de normes de l'UE, en particulier celles liées au monde de l'entreprise, à l'agriculture, à l'énergie et à la politique environnementale.

Cependant, si les deux partis défendent une souveraineté nationale renforcée et contestent certains aspects de l'intégration européenne, leurs positions reposent sur des priorités idéologiques différentes.

Le programme de LFI accorde moins de place à la guerre en Ukraine qu'à la relation de la France avec Israël, accusant le gouvernement français de laisser "un génocide être commis" à Gaza et dénonçant ce qu'il décrit comme des "deux poids, deux mesures" diplomatiques.

Sur l'Ukraine, le programme soutient "un cadre diplomatique qui permettrait d'obtenir un cessez-le-feu et le retrait des troupes russes", ainsi qu'un retrait progressif de l'OTAN, dans le cadre d'une politique étrangère plus large fondée sur l'indépendance militaire et le non-alignement.

Sur le plan intérieur, le parti défend le départ à la retraite à 60 ans, une augmentation du salaire minimum, des lois pour limiter la concentration de la propriété des médias, ainsi qu'un développement des services publics.

LFI propose aussi des hausses d'impôts visant les contribuables les plus aisés et les grandes entreprises, ainsi que la suppression de plusieurs niches fiscales.

Selon le projet de budget 2027 du parti, ces mesures sont censées générer environ 106,4 milliards d'euros de recettes supplémentaires par an, dont 81,7 milliards serviraient à financer des dépenses publiques supplémentaires, le reste contribuant à une réduction du déficit public du pays.

Cela intervient alors que la France affiche l'un des niveaux de dette publique les plus élevés de la zone euro, sa situation financière suscitant des inquiétudes sur les marchés et attirant l'attention de l'Union européenne.

Ces derniers mois, la proposition de Jean-Luc Mélenchon de geler ou, de fait, d'annuler une partie de la dette publique française détenue par la Banque de France, dans le cadre plus large de l'Eurosystème placé sous la supervision de la Banque centrale européenne (BCE), a suscité la controverse.

Cette proposition nécessiterait une décision coordonnée au niveau européen. Le gouverneur de la Banque de France, Emmanuel Moulin, et la présidente de la BCE, Christine Lagarde, estiment qu'une telle mesure violerait les traités de l'UE, en particulier l'article 123, qui interdit le financement monétaire des gouvernements.

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