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Orléans : Marine Le Pen lance sa campagne au lendemain de l'acte II de la mobilisation sociale

Marine Le Pen lors d'une messe célébrée par le pape Léon XIV place de la Concorde, à Paris, le samedi 26 septembre 2026.
Marine Le Pen lors d'une messe célébrée par le pape Léon XIV place de la Concorde, à Paris, le samedi 26 septembre 2026. -  Tous droits réservés  AP Photo/Aurelien Morissard
Tous droits réservés AP Photo/Aurelien Morissard
Par Alexander Kazakevich & Valérie Gauriat & Christina Molle
Publié le
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"C'est le seul parti qu'on n'a pas encore essayé" : Euronews est allé à la rencontre des sympathisants du Rassemblement national, réunis à Orléans pour le premier grand meeting de campagne de Marine Le Pen, sous haute sécurité.

Au lendemain d'un congrès à Orléans placé sous haute surveillance policière, qui a reconduit Jordan Bardella à la tête du Rassemblement national, Marine Le Pen prononce dimanche après-midi son premier grand discours de campagne. Devant quelque 10 000 militants, elle entend "insuffler un peu d'optimisme" dans un pays en crise, a-t-elle déclaré à la presse.

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Selon son entourage, la candidate d'extrême droite, donnée favorite dans tous les sondages à six mois de l'élection présidentielle, a préparé un discours "haut de gamme", destiné à exposer sa "vision" autour d'un thème central : "la renaissance".

Le RN doit ainsi commencer à dérouler son projet présidentiel, après avoir présenté son contre-budget deux semaines plus tôt. La question du logement avait, elle, déjà été abordée lors de la rentrée politique de Marine Le Pen à Hénin-Beaumont le 14 septembre dernier.

"C'est le seul parti qu'on n'a pas encore essayé"

"Je suis là parce que je vote Marine Le Pen. J'ai envie qu'elle devienne présidente depuis très longtemps, parce que, pour moi, le pays va très mal aujourd'hui et je pense que c'est la seule qui peut le relever", témoigne Karine, une sympathisante, au micro d'Euronews.

Parmi ses priorités, elle cite la sécurité, le travail, le logement, autant de sujets qui, selon elle "font tourner le pays". Elle dit comprendre "la détresse des jeunes", mais déplore leur "comportement", dénonçant des débordements en marge des manifestations contre la vie chère.

Un autre participant met lui aussi l'accent sur la sécurité et le pouvoir d'achat. "On est là pour représenter notre pays, la France, pour représenter les plus jeunes comme les plus âgés", explique-t-il. Avant de résumer son choix : "En tout cas, c'est le seul parti qu'on n'a pas encore essayé, donc on veut essayer."

Le Pen en campagne, Bardella aux commandes du parti

Jordan Bardella, seul candidat à sa succession, a été réélu à la tête du Rassemblement national avec 98,98 % des voix. Il avait un temps été pressenti pour briguer lui-même l'Élysée si la condamnation de Marine Le Pen dans l'affaire des assistants parlementaires européens l'avait empêchée de faire campagne.

Cette réélection vient officialiser la répartition des rôles au sein du duo, présenté aux Français comme un "ticket gagnant" : Marine Le Pen se met en orbite pour la présidentielle, tandis que Jordan Bardella, conforté à la tête du RN, se positionne pour devenir son Premier ministre en cas de victoire.

Alors que Marine Le Pen entend "prendre de la hauteur" dans son discours de dimanche, Jordan Bardella devrait revenir sur plusieurs sujets d'actualité, notamment la mobilisation sociale, les émeutes et l'attentat de Trappes. Lors de cette attaque, un tireur a tué une personne et en a blessé cinq autres. Un acte aggravé, selon Marine Le Pen, par le "mobile abject du racisme".

Autre enseignement du congrès : Marine Le Pen a renoncé à présider le groupe RN à l'Assemblée nationale, campagne présidentielle oblige. Le député Sébastien Chenu, un proche de la patronne, lui succède à ce poste.

"Certains auraient aimé que vous ne veniez pas"

Samedi matin, une manifestation organisée à l'appel de plusieurs syndicats et partis de gauche contre le tenue du congrès a rassemblé, dans le calme, entre 13 000 personnes selon la préfecture et 26 000 selon les organisateurs.

"Certains auraient aimé que vous ne veniez pas", a écrit Marine Le Pen sur X à l'adresse de ses sympathisants, tout en se félicitant de l'ambiance au Zénith d'Orléans.

Ailleurs dans le pays, l'acte II de la mobilisation contre la vie chère et la politique du gouvernement a fait descendre dans les rues entre 410 000 et 800 000. Des affrontements ont éclaté ponctuellement en fin de cortège, tandis que 1 314 interpellations ont été recensées.

Dimanche, la police procédait à des contrôles des véhicules à l'entrée d'Orléans. Un petit cortège non autorisé, réunissant quelques dizaines de personnes, a tenté de rejoindre le palais des congrès, en scandant des slogans antifascistes.

Selon la préfecture de la région Centre-Val de Loire et du Loiret, 3 000 membres des forces de l'ordre et des services de secours sont mobilisés ce weekend à Orléans pour assurer le maintien de l'ordre.

Les syndicats et les gilets jaunes ont promis de poursuivre leurs manifestations dans les semaines à venir, laissant présager une période de fortes tensions à l'approche de l'élection présidentielle.

Marine Le Pen a, de son côté, accusé le gouvernement d'Emmanuel Macron de manquer d'autorité et de "nier le réel" face aux violences survenues le 17 octobre.

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