Outre la menace qui pèse sur les raffineries de pétrole au Moyen-Orient, le blocage du détroit d'Ormuz reste la principale préoccupation des marchés.
L’Iran aurait transmis aux Etats-Unis dans la nuit de dimanche à lundi, une nouvelle proposition visant à rouvrir le détroit d’Ormuz et à mettre fin au conflit, puis, à une date plus lointaine à négocier sur l'épineux dossier nucléaire.
Cette information du media américain Axios, a été relayée un peu plus tard par l’agence officielle iranienne, IRNA.
Aucune réponse n'a encore été communiquée officiellement par Washington, et ce alors que le rendez-vous prévu au Pakistan ce weekend a été annulé entre les deux parties.
Cette nouvelle n'a pas empêché les marchés pétroliers d'ouvrir à la hausse. Le prix du Brent a encore augmenté de 2 %, dépassant les 107 dollars le baril.
Le prix du pétrole a augmenté de plus de 10 % depuis que Donald Trump a annoncé la semaine dernière qu'il prolongerait le cessez-le-feu avec Téhéran pour lui donner une chance de parvenir à un accord.
Concernant les pourparlers, le président américain a annoncé samedi que les États-Unis n’étaient toujours pas disposés à s’asseoir à la table des négociations au Pakistan avec les représentants iraniens, car Téhéran ne répond pas à leurs exigences et qu’il n’est pas non plus clair qui dirige exactement le pays.
Abbas Araghtchi en Russie
Les attaques de missiles iraniens continuent de forcer les pétroliers à éviter le détroit d'Ormuz, par où passait un cinquième du commerce mondial de pétrole brut, il y a encore deux mois.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghtchi, a souhaité que son allié le sultanat Oman se joigne à l'Iran pour sécuriser le détroit à l'avenir.
Après la réunion à Oman, Araghtchi a publié sur son compte X : "Nous avons eu des discussions importantes sur nos affaires communes et les développements régionaux".
" L'accent est mis sur la sécurité du transit pour nos chers voisins et pour le monde entier. Nos voisins sont notre priorité", a-t-il ajouté.
Ce lundi, le ministre est arrivé à Saint-Pétersbourg pour s'entretenir avec Vladimir Poutine à propos de la crise au Moyen-Orient.