Newsletter Newsletters Events Évènements Podcasts Vidéos Africanews
Loader
Suivez-nous
Publicité

Sur une plage de Sardaigne, l'ombre réservée aux enfants et aux seniors

Plage de Villasimius en Sardaigne
Plage de Villasimius en Sardaigne Tous droits réservés  Euronews
Tous droits réservés Euronews
Par Fortunato Pinto
Publié le Mis à jour
Partager Discussion Suivez Euronews sur Google
Partager Close Button

La Sardaigne renforce depuis plusieurs années la protection de son littoral, au point d'interdire les parasols aux personnes âgées de 10 à 64 ans sur la célèbre plage de Punta Molentis, dans le sud-est de l'île.

L’arrêté du maire de Villasimius, Gianluca Dessì, suscite la polémique : il interdit aux adultes de planter des parasols sur la plage, réservant cette possibilité aux enfants et aux personnes âgées de plus de 65 ans.

PUBLICITÉ
PUBLICITÉ

Pour accéder au site protégé de Punta Molentis, l’une des plages les plus prisées de Sardaigne, les baigneurs devront également s’acquitter d’un droit d’entrée de 10 euros par personne. Cette mesure, en vigueur du 6 juin au 31 octobre 2026, vise à préserver le fragile écosystème du littoral, durement touché par un incendie dévastateur survenu le 27 juillet 2025, qui avait menacé des touristes et détruit la végétation ainsi que de nombreux véhicules.

Le dispositif repose sur un encadrement strict de la fréquentation, destiné à limiter l’impact sur le site, tant par voie terrestre que maritime. "L’accès terrestre est limité à un maximum de 70 véhicules par jour et, en tout état de cause, à 150 personnes simultanément, avec interdiction d’installer des parasols ou tout autre dispositif d’ombrage ; un parasol est autorisé par noyau familial comprenant des enfants jusqu’à 10 ans et des personnes âgées de 65 ans et plus", précise l’arrêté daté du 5 juin.

Par voie maritime, l’accès est limité à 100 personnes à la fois, exclusivement via des opérateurs agréés, avec interdiction de débarquer avec des sacs à dos ou des glacières, et une durée de séjour plafonnée à une heure.

"Pour mettre un parasol, je dois louer un enfant ?"

Le maire défend ces mesures en invoquant la nécessité de protéger le site : "Il est nécessaire d’adopter des mesures extraordinaires pour préserver l’environnement, les habitats protégés et la sécurité des usagers", explique-t-il.

Le texte précise également que, pour préserver l’équilibre du littoral, il est interdit de planter dans le sable piquets, tentes ou tonnelles, et insiste sur la nécessité de limiter la fréquentation à des niveaux compatibles avec la capacité du site. Les contrôles du respect des règles, notamment des horaires d’accès (8 h à 20 h 30), seront assurés par la police locale.

Sur les réseaux sociaux, la réaction des habitants et des touristes oscille entre indignation et ironie. Sur la page Facebook de la commune, les commentaires sarcastiques se multiplient : "Donc pour mettre un parasol, je dois louer un enfant ?", ironise un internaute. Un autre ajoute : "Pour venir à la plage avec un parasol, je dois soit emmener mon grand-père, soit faire un enfant d’ici demain ?"

Si certains appellent à boycotter la plage, d’autres habitants demandent que les recettes des droits d’entrée soient réinvesties localement, estimant qu’il serait "juste de réparer les routes menant aux plages et d’améliorer les infrastructures, plutôt que de se limiter à percevoir les revenus des parkings".

Accéder aux raccourcis d'accessibilité
Partager Discussion Suivez Euronews sur Google

À découvrir également

Sardaigne : un plan de 38 M€ pour rénover 15 villages, relancer le tourisme et freiner l'exode

Le retour des vautours fauves de Sardaigne salué comme un grand succès de conservation en Italie

Faites le tour du monde avec le nouveau simulateur de vol de Google Earth