La vague de chaleur actuelle a déjà duré plus de 17 jours, dépassant celle de 2003. Avant elle, d’autres canicules avaient déjà rythmé l’été, mettant à rude épreuve les organismes et le moral des seniors.
À Lyon, la chaleur s'installe dans la durée. Depuis la fin du mois de mai, les épisodes de fortes températures se succèdent, mettant les organismes des plus âgés à rude épreuve. Chez Claudine, qui vit au 4e étage d’une résidence municipale intergénérationnelle où cohabitent personnes âgées autonomes et étudiants à quelques pas des quais du Rhône, les températures ne descendent pas en dessous des 30 degrés.
"Rien, rien, mais rien n'a été absolument prévu. Le balcon, on va ouvrir tout à l'heure, vous verrez, il n'y a rien qui peut protéger. On n'a même pas de volets. Vous voyez, c'est juste des lattes. Et regardez le soleil, il rentre même avec les lattes fermées", s'indigne Claudine Heitzmann.
Alors, chacun tente de trouver ses propres solutions pour supporter la chaleur. Au 6ème étage sous les toits, il fait 35 °C chez Guy Petitjean, 73 ans. Il vient d'acheter une petite climatisation en complément de ses deux brumisateurs pour refroidir son logement : "je n'ai le choix. C'est ouvert là, parce que si je ferme tout, c'est trop étouffant. Tandis que là, j'ai la même température que dehors."
Des solutions individuelles qui permettent de mieux supporter les fortes chaleurs, mais qui ne sont pas une solution à long terme. Et la situation risque encore de s'aggraver ces prochaines années.
"Les générations futures, c'est eux que je plains. Parce que finalement, tout le monde dit : "oui, il fait chaud et tout, il faut faire ci, il faut faire ça." Mais pour l'instant, on fait pas grand-chose" affirme Philippe, le voisin de Guy Petitjean.
La canicule se poursuit partout en Europe cette semaine. En France, 80 départements ont été placés en vigilance orange. Ces vagues de chaleurs à répétition cet été pourraient coûter près 15 milliards d'euros, selon la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut.