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Des vendeurs amènent leurs moutons et chèvres au marché aux bestiaux avant la prochaine fête de l’Aïd al-Adha à Deir al-Balah

Vidéo. Sous les tentes à Gaza, les déplacés vivent un Aïd sans fête ni sacrifice

Mis à jour:

À l’approche de Aïd al-Adha les 26-27 mai, de nombreuses familles déplacées de la bande de Gaza disent ne plus avoir les moyens de célébrer l’une des fêtes les plus importantes du calendrier musulman, en raison de la guerre, des pénuries mais aussi de l’explosion des prix.

Sur les marchés de Deir al-Balah et de Khan Younis, des habitants se pressaient autour des moutons et des chèvres exposés à la vente, même si peu pouvaient encore espérer en acheter. Abdelrahman al-Farra, déplacé de Khan Younis, explique qu’un mouton de 40 kilos peut désormais coûter jusqu’à 8 000 dollars, un montant inaccessible pour la majorité des familles vivant sous tente après près de deux années de conflit entre Israël et le Hamas.

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La crise affecte aussi fortement l’élevage. Près de Khan Younis, des moutons et des chèvres ont été vus fouillant dans les déchets pour se nourrir, les aliments pour bétail étant devenus rares et hors de prix. Un autre habitant déplacé, Nabil Bassiouny, affirme qu’un mouton vendu environ 100 dollars avant la guerre peut désormais atteindre jusqu’à 10 000 dollars.

À l’approche des célébrations, de nombreuses familles peinent également à acheter des vêtements pour leurs enfants. Dans un camp de tentes, Eilat al-Othmana fouillait parmi des habits usés pour tenter d’équiper les siens, évoquant avec nostalgie les fêtes passées dans le nord de Gaza, lorsque les proches se réunissaient autour d’un repas et partageaient la viande avec les voisins.

Les organisations humanitaires continuent d’alerter sur l’aggravation de l’insécurité alimentaire et des conditions de vie dans l’ensemble du territoire palestinien.

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