Iran lance une nouvelle série d’attaques dans le Golfe, visant le Qatar, le Koweït, Bahreïn et la Jordanie sur fond de bras de fer avec Washington autour du détroit d’Ormuz.
L’Iran a de nouveau mené de vastes attaques contre le Qatar, avec deux salves de frappes aériennes par missiles balistiques à 3 h 30 et 5 h 45, heure locale (2 h 30 et 4 h 45, heure d’Europe centrale), vendredi matin.
Les journalistes d’Euronews ont indiqué, depuis différents quartiers de Doha, que les alertes mobiles de raid aérien ont réveillé la ville et demandé aux habitants de se mettre à l’abri.
La capitale a été secouée à deux reprises par les fortes détonations liées à l’interception des missiles par la défense aérienne qatarienne et par les ondes de choc qui ont suivi.
Les autorités ont fait état d’un enfant blessé par des éclats de projectiles tombés en ville. Le mineur recevait les soins médicaux nécessaires au moment de l’annonce.
L’armée qatarienne a intercepté tous les missiles entrants, qui semblaient viser la base aérienne américaine d’Al-Udeid, la plus grande du Moyen-Orient, utilisée par les États-Unis pour mener leurs frappes en Iran au cours de la dernière semaine.
Les frappes sont survenues à l’issue des quatre jours de deuil national décrétés au Qatar pour commémorer la disparition de l’ancien émir, le cheikh Hamad ben Khalifa Al Thani.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, s’est rendu à Doha mercredi pour “rencontrer les autorités qatariennes et présenter ses condoléances”, selon le ministère iranien des Affaires étrangères.
Le Corps des Gardiens de la révolution islamique (IRGC) avait confirmé avoir déjà tiré des missiles sur le Qatar lors d’incidents précédents, en affirmant viser la base d’Al-Udeid.
L’armée iranienne a repris ses attaques contre les pays voisins ces derniers jours, notamment le Koweït, Bahreïn et la Jordanie, après l’effondrement du cessez-le-feu et de l’accord intérimaire conclu avec les États-Unis, qui devait servir de base à un accord de paix définitif.
Le Qatar est l’un des principaux médiateurs des discussions entre les deux parties, aux côtés du Pakistan.