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Congo lance la vaccination contre l'épidémie d'Ebola la plus rapide

Le ministre de la Santé de la République démocratique du Congo, Roger Kamba, administre un vaccin contre Ebola à un soignant à Kisangani, jeudi 27 août 2026.
Le ministre de la Santé du Congo, Roger Kamba, administre un vaccin contre Ebola à un soignant à Kisangani, jeudi 27 août 2026. Tous droits réservés  Samy Kamanga/Copyright 2026 The AP. All rights reserved.
Tous droits réservés Samy Kamanga/Copyright 2026 The AP. All rights reserved.
Par Marta Iraola Iribarren avec AP
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Les autorités utilisent un vaccin déjà éprouvé contre une souche apparentée d’Ebola, tandis que se poursuivent les essais d’un nouveau sérum conçu spécifiquement pour le virus Bundibugyo.

Le Congo a commencé jeudi à vacciner la population contre Ebola, alors que les autorités sanitaires cherchent à ralentir l’épidémie qui progresse le plus rapidement dans l’histoire de la maladie.

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Les agents de santé et autres intervenants de première ligne sont prioritaires pour recevoir le vaccin Ervebo, qui s’est montré efficace lors de précédentes flambées d’Ebola provoquées par une autre souche, plus courante. Des essais cliniques sont en cours pour obtenir un vaccin homologué contre l’épidémie actuelle.

"Nous avons décidé d'utiliser le vaccin Ervebo pour protéger en priorité ceux qui sont en première ligne", a déclaré le ministre de la Santé Roger Kamba lors du lancement de la campagne de vaccination à Kisangani, capitale de la Tshopo, l’une des six provinces touchées par Ebola dans l’est du pays.

Mardi, le pays comptait 5 713 cas confirmés, dont 2 744 décès, selon les chiffres du gouvernement. L’épidémie est concentrée dans la province de l’Ituri et est déjà considérée comme la plus meurtrière des 17 flambées d’Ebola qu’a connues le pays.

La crise se propage dans des conditions extrêmement difficiles, alimentée par l’insécurité, les déplacements, une grève du personnel de santé et d’intenses mouvements de population. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime qu’elle reste hors de contrôle et qu’elle est en passe de dépasser l’épidémie d’Ebola de 2014-2016 en Afrique de l’Ouest, la plus meurtrière jamais enregistrée, qui a fait plus de 11 000 morts, principalement en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone.

70 000 doses approuvées pour le Congo

L’OMS a indiqué la semaine dernière que 70 000 doses d’Ervebo avaient été approuvées pour une utilisation au Congo. Plus de 50 000 doses ont déjà été reçues et 20 000 supplémentaires seront utilisées dans un essai clinique visant à déterminer si le vaccin protège contre le virus Bundibugyo, responsable de l’épidémie actuelle et pour lequel il n’existe ni vaccin homologué ni traitement.

Le vaccin est administré dans le cadre d’un programme d’usage compassionnel, qui permet d’utiliser un produit médical dans une situation de maladie grave même s’il n’a pas été spécifiquement approuvé pour cet usage.

Les autorités sanitaires estiment qu’Ervebo pourrait offrir une certaine protection contre le virus Bundibugyo, les deux souches étant apparentées. Mais la capacité du vaccin à prévenir réellement la maladie chez les personnes infectées par ce variant d’Ebola reste à l’étude.

Placide Mbala Kingebeni, directeur de la recherche, des essais cliniques et de l’innovation au CDC Afrique, a indiqué que des données seront collectées durant la campagne de vaccination afin de mesurer les performances du vaccin.

Le déploiement devrait couvrir 14 zones de santé dans les provinces de la Tshopo, du Bas-Uélé et du Haut-Uélé.

Kamba a vivement encouragé les agents de santé à se faire vacciner, estimant que l’injection pourrait les protéger contre la maladie et contribuer à éviter qu’ils ne transmettent le virus dans leurs communautés.

Le déploiement devrait couvrir 14 zones de santé dans les provinces de la Tshopo, du Bas-Uélé et du Haut-Uélé.

Kamba a vivement encouragé les agents de santé à se faire vacciner, estimant que l’injection pourrait les protéger contre la maladie et contribuer à éviter qu’ils ne transmettent le virus dans leurs communautés.

Essais pour un nouveau vaccin

Parallèlement à la campagne avec Ervebo, des efforts sont menés pour mettre au point un vaccin spécifiquement ciblé sur la souche actuelle. Le Vaccine Group de l’université d’Oxford et Moderna ont lancé des essais cliniques chez l’humain pour un nouveau vaccin contre Bundibugyo.

Les deux essais en sont actuellement à la phase I, qui doit évaluer la sécurité du vaccin, sa tolérance et la réponse immunitaire qu’il déclenche.

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