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À Dubaï, ces femmes entrent dans l'histoire des courses de dromadaires

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Adventures   -   Tous droits réservés  euronews   -   Credit: Dubai
Par Euronews

Si les courses de dromadaires remontent au VIIe siècle dans les Émirats arabes unis, l'année 2021 marque bel et bien celle du renouveau pour les femmes, qui entrent dans l'histoire de ce sport très populaire au Moyen-Orient et dans une partie de l'Asie.

Dans le cadre du championnat C1 à Al-Marmoom, l'équipe de l'Arabian Desert Camel Riding Centre a participé à la première course de dromadaires féminine licenciée.

Katie Higgins, membre de l'équipe de course, souhaitait initialement apprendre à monter un dromadaire pour son loisir personnel. Mais après être parvenue à monter l'animal en solo, la sportive a voulu "recommencer encore, et encore !".

Très vite devenue accro, Katie Higgins est ainsi devenue membre à part entière de l'effectif, entrant dans l'histoire. "C'était aussi une grande motivation et un grand honneur" confie-t-elle, fière.

Ce centre, cofondé par Linda Krockenberger est destiné à tous ; "aucune expérience n'est requise pour nous rejoindre" explique-t-elle. "Nous avons ouvert dans le seul but d'accueillir des cavaliers complètement nouveaux" venus pour le plaisir ou pour la course précise Lina Krockenberger, qui s'occupe également des entraînements.

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Capture d'écran / Lina KrockenbergerEuronews / Adventures

Les sportives qui se sont d'ores et déjà engagées dans cette aventure attirent l'attention d'autres compétitrices, comme Laura Broadhurst, qui est tombée par hasard sur une publication Instagram de balade en dromadaire.

"J'ai vu un post sur une randonnée du Ramadan. Cela semblait être une bonne ambiance. Alors je suis venue et même revenue depuis" sourit cette cavalière, qui développe désormais une passion pour cette discipline.

Le passage de la position assise à debout est sans aucun doute le moment le plus inconfortable pour les nouveaux cavaliers. Une fois que l'animal avance, le secret révélé par Linda Krockenberger est de se mettre à l'aise, et de "bouger avec le mouvement de l'animal".

Le rythme des courses est, lui, plus intense. C'est une sensation qui combine "nervosité et d'excitation" d'après Katie Higgins, qui dit ne plus pouvoir s'en passer depuis le jour de la course, qui a "rassemblé plus de 200 personnes" souligne Juma bin Subaih al Falasi, propriétaire de l'Arabian Desert Camel Riding.

De quoi éveiller des vocations ? C'est ce que souhaitent les initiateurs du centre, qui espèrent aussi pouvoir mettre l'accent sur le respect des animaux.

Rares sont les personnes qui savent comment "s'approcher ou interagir avec les dromadaires" constate Lina Krockenberger, qui se satisfait lorsque les gens se sentent à l'aise avec ces grands mammifères.

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Notre journaliste Natalie Lindo et Linda KrockenbergerEuronews / Adventures

L'entraîneuse prône un contact prolongé avec l'animal pour que "les barrières" se dissolvent lentement entre l'homme et le dromadaire.

"J'ai trouvé tellement de paix et de bonheur en travaillant avec les dromadaires, ainsi qu'en comprenant mieux la culture émirienne. Je voulais simplement créer un lieu pour les autres".