SIDA : le nombre de morts divisé par deux dans le monde depuis 2005

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Par Euronews
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Un million de personnes sont mortes de maladies liées au sida en 2016 dans le monde, soit presque moitié moins que lors du pic de décès atteint en 2005, selon un rapport de l’ONU publié jeudi, qui affirme que “la balance a enfin penché” du bon côté dans la lutte contre l‘épidémie.

Présentation du rapport d’UNAIDS</a> "En finir avec le <a href="https://twitter.com/hashtag/sida?src=hash">#sida</a>. Progresser vers les cibles 90-90-90". <a href="https://twitter.com/hashtag/Paris?src=hash">#Paris</a> continue à lutter contre l'épidémie. <a href="https://t.co/OlzonZBy1H">pic.twitter.com/OlzonZBy1H</a></p>— Patrick Klugman (PKlugman) 20 juillet 2017

Ce progrès est lié en grande partie à une meilleure diffusion des anti-rétroviraux, ces traitements qui empêchent le développement du virus, explique l’Onusida, le programme de coordination de l’ONU contre le sida.
“En 2016, 19,5 millions de personnes, sur les 36,7 millions qui vivent avec le VIH, avaient accès aux traitements”, soit désormais plus de la moitié (53%), souligne le rapport annuel sur l‘épidémie, publié avant l’ouverture dimanche à Paris d’une conférence internationale de recherche sur le sida.

Le #sida dans le monde https://t.co/R7WRp3Vqqvpic.twitter.com/2FscqaRZtS

— Santé sur le net (@santesurlenet) 20 juillet 2017

Rien qu’en 2016, “on a pu mettre 2,4 millions de nouvelles personnes sous traitement. (…) Nous sommes en train de sauver des vies”, s’est félicité Michel Sidibé, directeur exécutif de l’Onusida, lors de la présentation du rapport à l’Hôtel-de-Ville de Paris.

Baptisé “En finir avec le sida”, ce rapport “est une démonstration très claire que nous pouvons atteindre l’objectif 90-90-90”, a estimé le dirigeant, faisant référence à l’ambition lancée il y a trois ans : que d’ici 2020, 90% des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut, que parmi elles, 90% soient sous traitement, et que parmi ces dernières, 90% aient une charge virale indétectable. A fin 2016, ces proportions étaient de 70%, 77% et 82%, selon l’Onusida.

#Paris prend la tête de la mobilisation des villes contre le #Sida. #909090 cc UNAIDS</a> <a href="https://twitter.com/MichelSidibe">MichelSidibe#ParisSasnSidahttps://t.co/eO1SYSEM9bpic.twitter.com/c2tXGF6VwT

— Anne Hidalgo (@Anne_Hidalgo) 20 juillet 2017

“Mais notre lutte pour mettre fin au sida ne fait que commencer. Nous vivons des temps fragiles et les progrès accomplis peuvent être facilement effacés”, a averti Michel Sidibé. 1,8 million de nouvelles infections par le VIH ont encore eu lieu en 2016, soit une toutes les 17 secondes. Ce chiffre est en baisse régulière, et très loin du maximum de 3,5 millions de nouvelles contaminations atteint en 1997. Mais la baisse est trop lente pour parvenir à l’objectif de seulement 550.000 nouvelles contaminations en 2020, qui permettrait de juguler l‘épidémie, avertit l’Onusida.

Michèle Boccoz : Si nous laissons les populations et les pays fragiles au bord du chemin nous ne pouvons pas vaincre le #sidapic.twitter.com/QdNryPoPSA

— UNAIDS (@UNAIDS) 20 juillet 2017

Depuis le début de l‘épidémie, dans les années 1980, 76,1 millions de personnes ont été contaminées par le VIH et 35 millions sont décédées, soit l‘équivalent de la population du Canada. Il n’existe pas encore de vaccin contre le VIH ou de médicament guérissant du sida, et les personnes séropositives doivent suivre un traitement par anti-rétroviraux tout au long de leur vie.

avec AFP

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