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Immigration : le plan du gouvernement français

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Gérard Collomb présente aujourd'hui en Conseil des ministres son projet de loi sur l'asile et l'immigration, un texte très critiqué par les associations et qui fait des vagues jusque dans la majorité pour sa logique de fermeté.

Défendu par le ministre de l'Intérieur comme un texte "équilibré", il lance quelques pistes pour améliorer le séjour des personnes admises sur le territoire.

Première grande mesure annoncée par le gouvernement, la réduction du délai pour instruire une demande d'asile. Il est aujourd'hui d'environ neuf mois en moyenne, il pourrait être ramené à six mois. L'objectif affiché par Emmanuel macron et son ministre de l'Intérieur Gérard Collomb : ne pas laisser les demandeurs dans l'attente mais aussi de pouvoir les expulser plus vite.

Si leur demande est rejetée, ils pourraient alors être envoyés dans des centres de rétention administratifs, c'est l'autre principal volet du projet de loi. Aujourd'hui, le temps de séjour maximum est de 45 jours, il devrait être doublé et passer à 90 jours.

Mais les associations tiquent. "La durée de rétention influe très peu sur les mesures exécutées", assure David Rohi, de la Cimade. D'autres mesures sont critiquées, notamment celles qui restreignent les possibilités de recours ou suppriment des droits pendant les périodes d'appels pour les déboutés.

Texte "profondément déséquilibré" pour France terre d'asile, "volonté de dissuasion" et "de tri" pour la Ligue des droits de l'Homme, "très net recul des droits" pour la Cimade... "Ci-git l'humanité d'Emmanuel Macron", a twitté mercredi Médecins du Monde.

Plusieurs acteurs de l'asile sont d'ailleurs en grève mercredi, à l'Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides), mais aussi à la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) qui entamera son neuvième jour de contestation. Un rassemblement est prévu dans la matinée devant le Conseil d'Etat.

L'an dernier environ 100 000 personnes ont demandé l'asile en France. Selon les chiffres du ministère de l'Intérieur, seul un tiers d'entre eux l'ont obtenu.

Avec AFP