DERNIERE MINUTE

Madrid : si bien déguisé en Puigdemont que la police veut le coffrer

Joaquin Reyes, humoriste espagnol, en sosie de Puigdemont.
Joaquin Reyes, humoriste espagnol, en sosie de Puigdemont. -
Tous droits réservés
Vertele.com
Taille du texte Aa Aa

Attention à ne pas pousser trop loin les plaisanteries, en Espagne, sur le sujet ultra-sensible de l'indépendance de la Catalogne ! L'humoriste et imitateur Joaquin Reyes, très populaire dans la péninsule, l'a appris à ses dépens. Il a failli se faire arrêter par la police espagnole dans une banlieue de Madrid, où il enregistrait un sketch pour la télévision... Il faut préciser qu'il s'était si bien déguisé qu'il ressemblait au président catalan déchu Carles Puigdemont comme deux gouttes d'eau.

Tellement bien d'ailleurs qu'en l'apercevant, un habitant de Torrejon de Ardoz, patriote jusqu'au bout des ongles, s'est empressé d'appeler police secours. Une patrouille s'est rendue sur les lieux, 2 agents (selon le décompte de la police) ou 6 (selon l'humoriste). En tout cas, a témoigné Joaquin Reyes, "Nous avons dû expliquer que c'était un sketch (...) et ils ont ri".

Il court, il court, le Puigdemont !

Le comédien espagnol n'en est pourtant pas à sa première parodie des hommes politiques, qu'il passe son temps à tourner en dérision dans son émission "El Intermedio" diffusée sur la chaîne privée La Sexta. Mais là, il a réveillé la rumeur qui court ces derniers temps en Espagne : la possibilité d'un retour clandestin de Carles Puigdemont dans le pays.

L'ancien président catalan, qui avait été destitué par le gouvernement de Madrid le 27 octobre 2017 pour avoir tenté de proclamer l'indépendance de sa région, est exilé depuis en Belgique. Mais il n'a pas baissé les bras, espérant encore être réinvesti à la tête de la Catalogne, même de loin...

Vertele.com

L'humoriste Joaquin Reyes n'est pas mécontent d'avoir créé la sensation tout en détendant un peu l'atmosphère. Après l'incident avec les policiers, sa ressemblance frappante avec Puigdemont a encore fait son effet : "Quand nous rentrions à Madrid, a-t-il raconté, vous auriez dû voir la tête des gens aux feux rouges !".

Euronews n'est plus accessible sur Internet Explorer. Ce navigateur n'est plus supporté par son éditeur, Microsoft, et les dernières fonctionnalités techniques de notre site ne peuvent plus fonctionner correctement. Nous vous encourageons à utiliser un autre navigateur, tels que Edge, Google Chrome ou Mozilla Firefox.