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Berlinale 2018 : retour sur 10 jours de pur cinéma

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Berlinale 2018 : retour sur 10 jours de pur cinéma

Berlinale 2018 : retour sur 10 jours de pur cinéma
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Après dix jours remplis de cinéma, la Berlinale a fermé ses portes ce dimanche. Plus de 400 films ont été projetés et 19 ont pris part à la compétition internationale de l'Ours d'or. Le réalisateur allemand Tom Tykwer était le président du Jury.

Wes Anderson et Bill Murray à la batterie lors de la cérémonie d'ouverture. Sur le tapis rouge Jeff Goldblum, Tilda Swinton, et Bryan Cranston, pour les stars d'Hollywood. Les Européens Robert Pattinson, Isabelle Hupert et Ed Sheeran, entre autres, ont aussi excité la foule.

Côté récompense, on peut parler d'un grand moment pour le cinéma roumain. La réalisatrice Adina Pintilie a reçu l'Ours d'or du meilleur film et le Prix du meilleur premier film pour "Touch Me Not", un mélange de fiction et de documentaire. Des acteurs amateurs et professionnels nous emmènent en voyage autour de l'intimité.

"Le film invite le spectateur à questionner sa propre vision de l'intimité, de la beauté, sa manière de comprendre l'autre et d'embrasser l'altérité, l'autre qui est différent de vous", explique à Euronews Adina Pintilie, dont la victoire n'avait été prédite que par très peu de critiques.

Le Grand Prix du Jury a été décerné à "Twarz", "Tronche" en français, un film de la Polonaise Małgorzata Szumowska. Un jeune homme subit une greffe du visage après un accident, synonyme de perte d'identité et d'exclusion sociale.

Paraguay et France représentés

Le Français Anthony Bajon a été sacré meilleur acteur pour sa performance dans "La prière", de Cédric Kahn. Il joue Thomas, un jeune adulte qui soigne son addiction à l'héroïne dans une communauté catholique au cœur des Alpes.

"C'est incroyable. C'est jamais facile de s’énerver à l'écran parce que c'est quelque chose qu'il faut faire monter tout seul, les prises se produisent les unes après les autres, on en fait plusieurs et donc il faut garder la même énergie, la renouveler à chaque fois : c'est ça qui est compliqué", se souvient le jeune acteur.

Anna Brun a été nommée meilleure actrice, elle campe dans "Las Herederas", le rôle d'une lesbienne d'âge mur qui doit prendre sa vie en main après l'incarcération de sa compagne

"Las Herederas" ("les Héritières"), du Paraguayen Marcelo Martinessi, obtient aussi les Prix FIPRESCI de la critique internationale et Alfred Bauer pour un film ouvrant de nouvelles perspectives.

"Je voudrais remercier ce grand casting de femmes qui ont vraiment habité les personnages, merci beaucoup" a déclaré sur l'estrade Marcelo Martinessi en recevant son Prix.

L'Ours d'argent du meilleur réalisateur est revenu à Wes Anderson, pour son film d'animation "l'Île aux Chiens". Bill Murray, qui double un des canidés, a reçu le prix au nom du cinéaste américain.

"Je n'ai jamais cru que je travaillerai en tant que chien pour revenir avec un ours" a plaisanté Bill Murray en se voyant remettre la statuette devant une salle hilare.

L'acteur américain Willem Dafoe ("Antichrist", "Spider Man", "Inside Man") a reçu un Ours d'or d'honneur pour l'ensemble de sa carrière.

Le Palmarès complet :

Ours d’or du meilleur film et prix du meilleur premier film :Touch Me Not d’Adina Pintilie.

Grand prix du jury : Twarz (Mug) de Malgorzata Szumowska.

Prix Alfred Bauer (pour un film ouvrant de nouvelles perspectives) : Las Herederas de Marcelo Martinessi.

Ours d’argent du meilleur réalisateur : Wes Anderson pour L’Île aux chiens.

Prix d’interprétation féminine : Ana Brun dans Las Herederas de Marcelo Martinessi.

Prix d’interprétation masculine : Anthony Bajon dans La Prière de Cédric Kahn.

Meilleur scénario : Museo d’Alonso Ruizpalacios.

Meilleure contribution artistique : Dovlatov d’Alexei German Jr.

Meilleur documentaire : The Waldheim Waltz de Ruth Beckermann.

Ours d’or du meilleur court métrage : The Men Behind the Wall, Ines Moldavsky.

Prix du jury œcuménique : In The Aisles de Thomas Stuber avec une mention spéciale pour Utøya, 22 juillet d’Erik Poppe.

Prix FIPRESCI de la critique internationale : Las Herederas de Marcelo Martinessi.

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