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Affaire Skripal : la Russie ne convainc pas l'OIAC

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Affaire Skripal : la Russie ne convainc pas l'OIAC

Affaire Skripal : la Russie ne convainc pas l'OIAC
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La Russie ne participera pas à l’enquête internationale sur l’empoisonnement de l’ex-espion russe, Sergueï Skripal.

Une décision rendue par l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques et l’OIAC ne mâche pas ses mots : la proposition russe a été qualifiée de « perverse » et de « tentative de diversion ».

La Russie ne fait pourtant pas cavalier seul : plusieurs pays ont appuyé sa participation, dont l’Iran et la Chine ; 17 autres ont préféré s’abstenir.

"Nous avons présenté au conseil exécutif de l’OIAC notre projet de solution, avec l'Iran et la Chine, pour lancer une enquête conjointe avec les services britanniques. En réponse, nous avons reçu une vague de mensonges mélangés à une russiephobie des plus grossières", a commenté Aleksander Shulgin, le représentant de la Russie à l'OIAC.

Le Royaume-Uni accuse la Russie d’être à l’origine de la tentative d’assassinat d’un ancien espion russe, installé sur le sol britannique. Depuis, la tension monte irrésistiblement entre les deux États :

« La Russie n'est nullement en position de reculer, car au contraire, elle cherche tous les moyens possibles de remettre en question sa responsabilité, et donc les affirmations du Royaume-Uni. La tension monte de plus en plus, mais nous restons toujours dans un cadre diplomatique. Ce n'est pas comme si on se tirait dessus, même si la situation reste très tendue en ce moment", estime Kristine Berzina du German Marshall Fund.

Mais Moscou ne souhaite pas laisser la situation sans réponse : la Russie a demandé la tenue d’une réunion au Conseil de sécurité de l’ONU ce jeudi.