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Bélarus : la démocratie au point mort

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Bélarus : la démocratie au point mort

Bélarus : la démocratie au point mort
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Le 25 mars dernier, le Bélarus célébrait le 100ème anniversaire de l'indépendance du pays.

C'était la première fois qu'une commémoration officielle du jour dit de la "Liberté", associé à l'opposition, était autorisée par le président Alexandre Loukashenko.

Mais hors de l'enceinte autorisée, toute autre manifestation avait été proscrite.

Ceux qui tentèrent de braver l'interdit ce jour là, en furent vite empêchés.

Pour Makalai Statkevich, figure de l'opposition, ne croit pas à l'ouverture du régime, longtemps décrit comme la dernière dictature d'Europe.

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Makalai Statkevich, président du parti social-démocrate du Bélarus: "Ce n'est pas un pays libre, et le peuple ici n'a aucune influence sur le pouvoir. Il y a encore des prisonniers politiques, et ils sont torturés. C'est un pays étouffant, où il est difficile de respirer. La peur règne ici tout le temps."

Le gouvernement s'est pourtant engagé auprès de l'Union européenne, à revoir sa copie au chapitre des droits de l'Homme et de la liberté d'expression. Mais il faut aussi ménager la susceptibilité de la Russie, souligne le ministre des affaires étrangères du Bélarus.

Vladimir Makei, ministre des affaires étrangères : "La situation au Bélarus et autour du Bélarusa changé, notamment en ce qui concerne les questions de sécurité... avec la crise ukrainienne. C'est pourquoi les autorités du Bélarus veulent avancer très prudemment, afin de maintenir la stabilité de la société".

Dans un pays ou la liberté d'expression et la presse sont muselés, l'impatience de la population, frappée par la crise, grandit.

Pour en savoir plus sur la route difficile du Bélarus vers la démocratie, ne manquez pas notre reportage, ce soir à 20h40 dans 'Insiders', sur euronews.