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Otage française au Mali : la quête du fils

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Otage française au Mali : la quête du fils

Otage française au Mali : la quête du fils
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Près de deux ans après l'enlèvement de Sophie Petronin au Mali, son fils Sébastien est parti sur ses traces dans l'immensité du Sahel. L'agence de presse Reuters l'a rencontré dans un hôtel de Niamey, la capitale du Niger. Il explique que la dernière preuve de vie de l'otage française publiée le mois dernier l'a poussé à partir.

"Je me fais vraiment du soucis car j'ai senti étonnamment chez ma mère, qui en général est une battante, qu'elle accusait un coup (...). Je pense quelle est très fatiguée, comme elle le dit", dit le fils de Sophie Pétronin, 72 ans.

"J'aimerais te voir", déclarait l'humanitaire dans le message qui s'adressait directement à son fils. Elle assurait que ses ravisseurs l'autoriseront à lui rendre visite. "Je le sais, pour avoir partagé leur vie depuis plus de 17 mois maintenant, que s'ils assurent que tu peux venir en toute sécurité, tu peux les croire".

Mais le chemin est vaste et périlleux pour cette homme chargé de courage. Sébastien Pétronin multiplie les prises de contact pour retrouver sa trace et n'exclut aucune piste.

"Le désert, c'est un territoire immense mais paradoxalement beaucoup de gens se connaissent et on peut avoir des informations même sur un territoire qui se situe loin d'ici. Il ne faut rien négliger, avoir des actions en capitale avec gens influents mais aussi avec des gens connectés au désert", explique Sébastien Pétronin dans le taxi qui l'emmène à son rendez-vous. Un intermédiaire qui assure connaître les ravisseurs de sa mère.

"S'ils disent quelque chose, ils le font. Mais s'ils ne disent rien, on ne peut jamais savoir ce qui peut se passer. Nous irons que s'ils nous disent que l'on peut y aller", explique l'homme au visage dissimulé par un turban. En partant dans le désert, il lui promet qu'il fera de son mieux pour ramener sa mère.

Sébastien Pétronin appelle le gouvernement français à "redoubler d'efforts" pour libérer sa mère et se dit "victime de la situation". Il dit vouloir aller de l'avant mais ne sait pas d'illusion.

"J'y vais dans le but d'essayer de la libérer mais je sais déjà que je ne repartirai pas avec elle. Ce qui serait précieux, c'est de repartir avec beaucoup plus d'informations" sur sa détention et les conditions de sa libération, explique le fils.

Sophie Petronin a été enlevée fin 2016 par le groupe djihadiste "Jamaat Nosra Al-islam Wal-Mouslimin" à Gao au nord du Mali, où elle avait fondé une ONG d'aide à l'enfance.